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Économie – Social

La monnaie locale nîmoise, le Krôcô, fête son premier mois d'existence

jeudi 26 avril 2018 à 11:15 Par Julie Munch, France Bleu Gard Lozère

Le Krôcô, la monnaie locale de Nîmes, fête son premier mois d’existence. 60 commerçants acceptent désormais les billets 100% nîmois. Comme en euro, il est donc possible de payer en Krôcô. Il suffit de s'inscrire et d'échanger ensuite ses deniers avec la monnaie locale dans les points de changes.

Gisèle, vendeuse aux Halles fait partie des commerçantes partenaires
Gisèle, vendeuse aux Halles fait partie des commerçantes partenaires © Radio France - Julie Munch

Nîmes, France

"Les clients retombent un peu en enfance avec le Krôcô. C’est un peu comme des billets de Monopoly", plaisante Gisèle, vendeuse dans une boulangerie des Halles. Et pourtant, le Krôcô est une vraie monnaie. Le principe est simple : une fois les euros changés en Krôcôs, le consommateur peut aller faire ses courses chez un des soixante commerçants partenaires. Aujourd’hui, cette monnaie commence peu à peu à être utilisée par les habitants de Nîmes. 

Une monnaie engagée pour le commerce local

Franck Médina, le fondateur de la monnaie nîmoise, a travaillé deux ans sur ce projet avec les membres du collectif "les vrais monnayeurs de Nîmes et alentours". "En utilisant cette monnaie, les consommateurs font marcher les commerces locaux et protègent l’environnement car nos partenaires s’y sont engagés", explique-t-il. 

Pour pouvoir utiliser le Krôcô, les commerçants signent une charte dans laquelle ils s’engagent à respecter l’environnement et à acheter des produits de la région. Le Krôcô est donc bien plus qu’une monnaie. Ses adhérents partagent des valeurs et se mettent au service d’une cause. 

Le Krôcô n'est pas réservé aux Nîmois

De même, les consommateurs doivent signer la charte de l’association et payer une cotisation annuelle, échelonnée en fonction des revenus. Ensuite, un simple échange de devise suffit dans un des points de change. 

Pour les touristes qui voudraient payer en Krôcôs le temps d’une journée, les démarches sont simplifiées. Ils peuvent choisir de ne donner que leurs coordonnées, sans signer de charte, ni cotiser. 

Pour l’instant, l’association compte seulement 200 adhérents pour 150.000 habitants à Nîmes.  C’est peu, mais pour développer la monnaie et conquérir plus de Nîmois, Franck Médina veut laisser faire le temps : "La plupart des monnaies locales ont trois voire cinq ans. C’est un travail de longue haleine."