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Monoprix gagne son procès contre le collectif d'élus CGT après une manifestation

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Par , France Bleu Paris

18 élus CGT de Monoprix ont été condamnés à 3000 euros pour dédommager leur employeur des frais de justice. Ils comparaissaient devant le tribunal judiciaire de Paris pour "atteinte à la liberté du commerce" suite à une manifestation le 12 septembre dernier dans le 15e arrondissement.

L'enseigne Monoprix (illustration).
L'enseigne Monoprix (illustration). © Maxppp - Christophe Bertolin

Le tribunal judiciaire de Paris a donné raison à Monoprix ce jeudi 3 décembre. La chaîne de grande distribution avait porté plainte contre 18 élus CGT regroupés en collectif, après une manifestation devant l'enseigne de Convention dans le 15e arrondissement de la capitale.

Le 12 septembre, ils avaient organisé un rassemblement devant les portes du magasin. Ils réclament le versement intégral de la prime covid : 1000 euros, pour tous les salariés mobilisés pendant la période, quel que soit leur contrat. En effet, Monoprix a décidé de ne verser cette prime selon le nombre d'heures travaillés par les salariés et de n'en verser qu'une partie à ceux qui avaient posé leurs vacances. 

Une peine de 3000 euros

Entre les discours et la distribution de tracts aux clients, certains manifestants avaient tenté d'entrer à plusieurs dans le magasin. Une "atteinte à la liberté du commerce" d'après le juge. Le tribunal condamne les 18 élus CGT à payer une indemnité de 3000 euros en "dédommagement des frais" engagés par Monoprix pour l'assignation devant la justice. En revanche le tribunal déboute Monoprix concernant une perte en chiffre d'affaire.

Les représentants continueront de manifester

Déçus par cette décision, les salariés élus syndicaux déclarent vouloir continuer "leur lutte" et dénoncent toujours un "dialogue social impossible au sein de l'entreprise". "Nous demandons à être respecté par notre entreprise" explique Alain Tsamas. "Nous ne sommes pas abattus, nous n'essaierons simplement plus d'entrer dans les enseignes, mais nous continuerons de dénoncer les conditions dans lesquelles nous travaillons."

Nous avons tous pris des risques pour notre santé en travaillant pendant le confinement. Quel que soit notre contrat, quel que soit notre nombre d'heures ! - Alain Tsamas délégué CGT Monoprix

La direction de Monoprix rappelle à l'AFP que les élus condamnés le sont au titre d'un collectif "qui n'a pas d'existence légale" et qu'elle "n'a aucunement attaqué un syndicat mais des individus qui n'ont pas respecté la loi."

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