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Économie – Social

Monoprix ne peut plus ouvrir ses enseignes après 21 heures

mercredi 2 octobre 2013 à 11:32 Par Pierrick de Morel, France Bleu

Sur quelques 300 magasins Monoprix qui existent en France, 94 pratiquaient des ouvertures au-delà de 21 heures, parfois jusqu'à minuit. Suite au blocage par la CGT d'un accord sur les horaires nocturnes, tous ces supermarchés devront mettre un terme au travail en soirée.

Plus aucun Monoprix ne pourra être ouvert après 21 heures.
Plus aucun Monoprix ne pourra être ouvert après 21 heures. © Maxppp - PH LAVIEILLE

Après le parfumeur Séphora sur les Champs-Elysées, c'est au tour de Monoprix de se voir interdire l'ouverture de ses enseignes après 21 heures. Une décision consécutive au blocage par la CGT d'un nouvel accord sur les horaires nocturnes.

La CGT a exercé "son droit d'opposition "

Négocié après l'invalidation en avril par la Cour d'appel de Versailles d'un précédent texte datant de 2006, cet accord prévoyait notamment de 25 à 35 % de majoration de salaire pour le travail en soirée. Mais selon la direction de Monoprix, "la CGT a exercé son droit d'opposition, rendant ainsi l'accord inapplicable ".

Les 94 magasins - sur 300 - qui ouvraient au-delà de 21 heures vont donc devoir restreindre leurs horaires du soir. Les autres enseignes du groupe de moindre taille - Monop', Monop' Daily, Monop' Beauty, Monop' Station (en gares) et Naturalia (magasins bio) - ne sont pas concernées.

1.500 salariés concernés

La direction du groupe indiquait mardi soir dans un communiqué "regretter " la position de la CGT, qui va selon elle "à l'encontre de l'intérêt des collaborateurs ". Elle précise avoir formé un pourvoi en cassation contre la décision de la cour d'appel de Versailles, et a fait part de son intention d'"examiner, magasin par magasin, les réponses à apporter et étudier la situation des collaborateurs concernés ".

Interrogé sur les conséquences de cette décision en termes de suppression de postes, le groupe a précisé par l'intermédiaire de son porte-parole qu'il allait "regarder dans les semaines qui viennent comment faire ".

Environ 1.500 personnes étaient concernées par ces horaires du soir, en totalité des étudiants et des volontaires d'après Monoprix. Stéphane Fustec, de la CGT Commerce, évoque de son côté "un refus de travailler la nuit exprimé majoritairement par les salariés ".

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