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Mont-de-Marsan : une dizaine d'enseignants "stylos rouges" aux halles et en colère

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Par , France Bleu Gascogne

Des personnels de l'éducation nationale se sont mobilisés ce samedi à Mont-de-Marsan pour exprimer leur colère. Une dizaine de "stylos rouges", c'est le nom de ce mouvement de protestation, se sont retrouvés aux halles de Mont-de-Marsan pour une opération tractage.

Une dizaine de "stylos rouges" ont distribué des tracts ce samedi matin à Mont-de-Marsan.
Une dizaine de "stylos rouges" ont distribué des tracts ce samedi matin à Mont-de-Marsan. © Radio France - Paul Ferrier

Le personnel de l'éducation national est en colère. Le mouvement des stylos rouges, mouvement qui s'est créé via les réseaux sociaux en décembre dernier, était dans la rue dans différentes grandes villes de France ce samedi.  Ils étaient une dizaine à Mont-de-Marsan ce samedi matin pour une distribution de tracts aux halles. Ils demandent que leur métier de professeur ou d’auxiliaire de vie scolaire soit reconnu a sa juste valeur. Ils ont un sentiment de déclassement. Leurs revendications sont larges : rémunération, conditions de travail, manque de formation et de considération, ou encore réforme du bac.

"Un professeur serait heureux si, déjà, le gouvernement dégelait le point d'indice", lance Cyril, professeur d'anglais dans un lycée de Mont-de-Marsan.

Carrefour des revendications

Dans les halles de Mont-de-Marsan, ce samedi matin, il y avait beaucoup de monde qui revendiquaient.  Opération tractage en même temps, mais chacun de son côté, de la CGT, des insoumis, des stylos rouges. Tout ça, le jour de l'acte 12 des gilets jaunes.  Alors quand Rebecca, logo stylos rouges sur la poitrine, tente de distribuer ses tracts aux passants pour les alerter sur les difficultés des personnels de l'éducation national, ce n'est pas facile.  

"Je me fais jeter des fois, explique, un peu dépitée, cette AVS, Auxiliaire de Vie Scolaire. Elle concède que les gens en ont peut-être un peu marre de ceux qui revendiquent. Et puis les profs n'ont pas toujours bonne presse et les stylos rouges reçoivent quelques réflexions en échange de leur tract. "Y en a un qui m'a dit qu'on s'occupait maintenant d'apprendre l'arabe aux élèves, s'indigne une enseignante en collège, déplorant les fausses informations. "On nous répond : "oh mais vous êtes toujours en vacances, vous vous plaignez toujours, ce n'est pas évident", regrette Rebecca l'AVS. 

860 euros par mois

Ce qui n'est pas évident, aussi, c'est la situation de Rebecca. Les Auxiliaire de Vie Scolaire sont chargés d'accompagner les enfants en situation de handicap dans leur scolarité. Avec un statut la plupart du temps précaire. Pour Rebecca, cela fait sept ans qu'elle enchaîne les CDD. "Je gagne 860 euros par mois. C'est difficile, heureusement que mon conjoint lui a un meilleur salaire. C'est compliqué". 

Compliqué aussi pour Isabelle, une autre AVS très en colère : "Au mois de septembre je n'ai pas eu de salaire et quand des collègues ont osé demander ce qu'il se passait, on leur a répondu : vous mangerez mieux le mois prochain".  Ce que demande ces deux AVS ce sont des CDI, un vrai statut. "C'est pour ça que mes parents ont voté pour Emmanuel Macron, sourit jaune Isabelle. C'était dans son programme, pour qu'on ai un statut. Et non, on a rien eu."

Les stylos rouges, une mobilisation dans "l'air du temps"

La plupart de ces professeurs stylos rouges présents étaient des habitués des grèves classiques des syndicats de l'éducation nationale. Mais visiblement, depuis quelques mois, la contestation sociale s'écarte des canaux habituels. "C'est dans l'air du temps, raconte Cyril, professeur dans un lycée de Mont-de-Marsan. Ce sont les réseaux sociaux qui permettent le développement de cela. Les gens ont envie de s'exprimer par eux même et non plus par l'intermédiaire de syndicats et autres représentants." Et histoire de boucler la boucle, parmi ces stylos rouges, certains étaient aussi des gilets jaunes.

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