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Économie – Social

Montreuil : la SNEM ferme ses portes pour des raisons économiques

mercredi 27 juin 2018 à 15:46 Par Bénédicte Robin, France Bleu Paris

La SNEM, une usine spécialisée dans le traitement de pièces métalliques, ferme ses portes à Montreuil (Seine-Saint-Denis). La société a été placée en liquidation judiciaire pour des raisons économiques. Une demi-victoire pour les riverains qui l'accusaient d'être polluante.

Les habitants mobilisés pour la fermeture de l'usine comptent bien surveiller la dépollution du site
Les habitants mobilisés pour la fermeture de l'usine comptent bien surveiller la dépollution du site © Radio France - Rémi Brancato

Montreuil, France

Les habitants du quartier des  buttes à Morel, à Montreuil (Seine-Saint-Denis) sont à demi-satisfaits par la nouvelle. Certes la SNEM (société nouvelle d'eugénisation des métaux) qu'ils accusent depuis des années d'être "toxique" ferme finalement ses portes mais pas pour les motifs qu'ils dénoncent.

Les raisons du placement en liquidation judiciaire de la société par le tribunal de commerce de Versailles sont économiques alors que les riverains dénoncent une usine polluante qu'ils accusent d'être dangereuse pour leur santé.

Victoire en demi-teinte

"D'un côté on ne peut pas ne pas être satisfait puisqu'on se battait pour cette fermeture", explique Nicolas Barrot, un des membres du collectif d'habitants mobilisés pour la fermeture, "et en même temps on pense aux 13 salariés (25 si l'on compte ceux du site de Chartres) qui vont se retrouver au chômage. On a du mal à être très heureux. On aurait préféré qu'elle ferme pour des raisons écologiques".

"Ce n'est que la première manche"

La préfecture précise, en effet, dans son communiqué que le "site ne présente pas de risque particulier" et que le dernier diagnostic en date mené en janvier dernier avait conclu que "le site était compatible avec son usage actuel". Par ailleurs, des études menées antérieurement avaient conclu à "l'absence de risque pour la santé des écoliers(plusieurs écoles sont proches de l'usine, NDLR) , des riverains et des salariés".

Ces conclusions sont contestées par les habitants qui sont désormais inquiets de la suite, à savoir la manière dont sera dépollué le site et les sols. 

"Il existe beaucoup d'exemples d'anciennes usines", affirme Nicolas Barrot, " la dépollution a été faite a minima et où ils restent des polluants notamment dans les sols".

Par ailleurs, les habitants, comptent réaliser des études sur la pollution des sols hors de l'usine, dans les maisons notamment. Jusqu'à présent les études réalisées n'ont été faites que mesurer l'impact sur l'air ambiant

Faire payer Airbus et Safran

Suivant les résultats, les riverains n'excluent pas des procédures judiciaires contre la société, l'Etat mais aussi Airbus et Safran. La SNEM était en effet un des sous-traitants des deux avionneurs. "Ils étaient les clients exclusifs de l'usine" explique Antoine Peugeot, élu FCPE dans une des écoles du quartier et membre du collectif d'habitants mobilisés contre la SNEM. 

Pour lui, Airbus et Safran sont en partie responsables de cette situation puisqu'ils se sont désengagés progressivement de la SNEM, lorsque la mobilisation pour dénoncer la pollution a commencé à prendre de l'ampleur. Et aujourd'hui, les habitants veulent qu'Airbus et Safran paient leur part du coût de la cessation d'activité, "de la dépollution et s'occupe du reclassement des salariés".