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Morlaix : les salariés protestent contre la suppression de près de 300 emplois chez Hop!

276 emplois sont menacés chez Hop!, à Morlaix (Finistère). Les salariés bretons se sont rassemblés devant les grilles du site pendant la réunion du CSE.

Devant les grilles du site Hop! de Morlaix
Devant les grilles du site Hop! de Morlaix © Radio France - Roméo van Mastrigt

Sur les pancartes devant les grilles de Hop! à Morlaix, on pouvait lire plusieurs inscriptions : "Hop m'a tuer"(sic), "Air France assassin". Un peu moins de 200 salariés se sont rassemblés devant le site près de l'aéroport de Morlaix. Ils protestent contre la direction d'Air France, dont Hop! est la filiale, de supprimer un millier d'emplois en France dont 276 à Morlaix. Le site pourrait fermer d'ici 2023. 

150 à 200 personnes se sont réunies devant le site Hop! de Morlaix
150 à 200 personnes se sont réunies devant le site Hop! de Morlaix © Radio France - Roméo van Mastrigt

Un savoir-faire reconnu

"C'est une décision irrationnelle qui n'est pas entendue par les salariés de Morlaix. C'est un site viable avec un savoir-faire reconnu. On nous donne une pelle pour creuser notre tombe", regrette Valérie Scattolin, élue UNSA au CSE, depuis 23 ans dans l'entreprise. Un conseil social et économique (CSE) extraordinaire avait lieu dans la matinée à Nantes pour présenter le plan de restructuration de l'entreprise. Les élus du personnel ont boycotté la réunion et ont remis à la direction une motion pour mettre en place un dispositif de chômage longue durée.

"Air France Assassin", sur une bâche devant le site Hop! de Morlaix
"Air France Assassin", sur une bâche devant le site Hop! de Morlaix © Radio France - Roméo van Mastrigt

Ici, la plupart du personnel travaillait déjà sur le site morlaisien lorsque l'entreprise s'appelait encore Brit Air. Matthieu Jolivet, contrôleur production à la maintenance, se dit dégoûté. Il n'accepte pas que certains emplois puissent être transférés à Nantes ou Clermont : "On ne demande pas des millions mais seulement de vivre bien, sur nos territoires. Pas sur certains sites choisis par des dirigeants parisiens sans scrupules". 

Dégâts collatéraux 

Parmi la foule, on retrouve de nombreux élus locaux, venus soutenir les salariés du site. "J'ai 4 salariés de Hop! dans ma commune", explique Francis Lebrault, le nouveau maire de Locquénolé, 800 habitants. "S'ils perdent leur emploi, vont-ils rester ici ? Vont-ils partir faute de travail ? Cette décision va faire de gros dégâts sur le pays de Morlaix et sur nos communes", soutient-il. 

Un message de solidarité dans une boulangerie du centre-ville de Morlaix
Un message de solidarité dans une boulangerie du centre-ville de Morlaix © Radio France - Roméo van Mastrigt

Dans le centre-ville de Morlaix, on se dit dégoûtés : "C'est malheureux pour l'économie locale. Ça nous servait bien, ces lignes Hop!", se désole un commerçant du centre-ville. "Je trouve ça triste pour le bassin morlaisien, pour qui la situation économique n'est pas déjà très bonne. Il faut aussi penser aux restaurants et aux hôtels qui vivaient de cette activité. C'est plus de 300 emplois qui sont touchés", constate une habitante du centre-ville. Dans les magasins et les vitrines des boutiques du centre-ville, un message de solidarité s'affiche pour soutenir les salariés de la compagnie aérienne. 

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