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Économie – Social

Moselle : avec le moteur essence turbo, l'usine PSA de Trémery voit l'avenir en vert

mercredi 27 juin 2018 à 19:41 Par Cédric Lang-Roth , France Bleu Lorraine Nord

A Trémery (Moselle), l'usine de production de moteurs ne tourne pas encore à plein régime. Mais l'arrivée en début d'année du moteur essence turbo a redonné un nouveau souffle au site qui devrait atteindre sa pleine capacité à l'automne prochain. France Bleu a pu visiter le site.

Les moteurs essence turbo sont assemblés par groupe de 6 sur la ligne de production du site de Tremery.
Les moteurs essence turbo sont assemblés par groupe de 6 sur la ligne de production du site de Tremery. © Radio France - Cédric Lang-Roth

Trémery, France

Depuis le début de l'année, PSA a mis un coup de turbo sur son usine de Trémery (Moselle). Un nouveau modèle de moteur essence turbo est en effet en production, après avoir été annoncé en 2015 par François Hollande. Sans être encore à pleine capacité - elle ne devrait être atteinte qu'à l'automne -, l'usine mosellane a déjà produit plus de 60.000 unités. Et alors que le nouveau moteur électrique est annoncé pour l'an prochain, le directeur du pôle Metz-Trémery se réjouit de ces perspectives d'avenir. "Nous pourrons maintenir notre niveau d'emploi sur Trémery comme sur Metz sur une longue période, au moins jusqu'à 2025. Dans un univers économique hyper changeant, voir aussi loin, c'est déjà énorme !"

Nous pourrions avoir de meilleures nouvelles encore pour l'emploi

Et le directeur d'enchérir : "si les marchés sont en fait plus soutenus, si en particulier aussi nous réussissons à vendre nos futurs moteurs et nos futures boîtes de vitesses à des clients extérieurs, dans ce cas les volumes pourraient être supérieurs et dans ce cas nous pourrions avoir de meilleures nouvelles encore pour l'emploi." Marc Bauden qui félicite aussi le travail de ses équipes sur la mise en oeuvre de ce nouveau modèle de moteur. Car l'une des clés du succès, c'est qu'il est assemblé sur la même ligne de production que son homologue atmosphérique.

Ainsi, les opérateurs voient se succéder les deux modèles et modifient leurs actions en fonction. Et si au début il a fallu s'adapter, tout a été fait pour réduire l'impression de changement. Comme l'explique David Kennel, le responsable de la ligne : "la logique pour intégrer ce moteur-là c'est d'en faire un moteur lambda. C'est-à-dire qu'il n'y a pas de différence particulière, il pas de difficulté particulière pour les opérateurs. Il est nouveau par son nom mais il passe dans le flux tous les jours dans toutes les équipes et toutes les 10 minutes."

3 heures par moteur

Concrètement, donc, les moteurs turbo défilent par groupe de 6, les moteurs atmosphériques par groupe de 8, sur la même ligne, sans avoir besoin d'arrêter la production. Gain de temps, d'efficacité et de productivité. En tout, il faut compter 3 heures entre le moment où les différentes pièces sont positionnées en début de ligne et celui où le moteur rejoint le département logistique.

Tout le travail, en fait, a consisté à ajuster la ligne déjà existante (le moteur atmosphérique est produit depuis 2012 à Trémery) pour y intégrer le nouveau modèle. "Ça fait 4 ans que les équipes travaillent sur ce sujet-là, précise François Lavernhe, responsable recherche et développement, aussi bien en développement qu'en industrialisation. Et la concrétisation sur le terrain, c'est effectivement depuis 2 ans." Et maintenant, ce sont les ajustements, la confrontation à la réalité.

A terme, ce sont plus de 300.000 moteurs turbo qui pourront sortir chaque année de l'usine PSA de Trémery. Le site emploie un peu plus de 3.500 personnes.