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Mouvement inédit chez les pompiers : 67 jours de grève ! Ce sera suivi dans les Pyrénées Atlantiques

Mouvement historique chez les pompiers. Une grève nationale débute le 26 juin pour se prolonger jusqu'à la fin août. Les sapeurs-pompiers s'insurgent contre le manque de moyens humains et réclament aussi des mesures financières.

image d'illustration (manifestation de pompiers à Paris)
image d'illustration (manifestation de pompiers à Paris) © Maxppp - Léon Tanguy

Sept syndicats de pompiers viennent de déposer un préavis de grève de 67 jours, allant du mercredi 26 juin au samedi 31 août. C'est du jamais vu dans cette profession.

Le mouvement est lancé par sept syndicats de pompiers. Cette grève traduit l'exaspération d'un corps de métier. Concrètement, les pompiers estiment que l'Etat ne les aide pas suffisamment.

Manque d'hommes dans les casernes du 64

Ce sont avant tout les moyens humains qui manquent selon le syndicat autonome (majoritaire chez les pompiers) ; au moins une cinquantaine d'hommes supplémentaires seraient nécessaires dans le département des Pyrénées Atlantiques : 20 à Pau, 20 à Anglet et 10 à Saint Jean de Luz. 

Car les interventions des pompiers n'ont pas cessé d'augmenter. Aux missions classiques, contre les incendies et les accidents, viennent s'ajouter de plus en plus de nouvelles missions pour les hommes du feu.

A la caserne d'Anglet
A la caserne d'Anglet © Radio France - Jacques Pons

L'explosion des nouvelles missions confiées aux pompiers

Il y a par exemple, "le relevage", l'aide aux personnes (généralement âgées) victimes de chutes à leur domicile. Dotées d'une alarme électronique par une société privée de secours, elles appellent souvent les pompiers en premier recours. En 2018, on a dénombré dans les sept principales casernes des Pyrénées Atlantiques 3176 de ces relevages. 

L'explosion des relevages — Julien Sorgon, président départemental du syndicat autonome sapeur pompier professionnel

A Pau, sur 11 426 interventions l'an dernier, 1207 (9,5% de hausse entre 2015 et 2018) ont été consacrées à ce type d'assistance. A Anglet (deuxième plus grosse caserne du département) 990 relevages (13,7% d'augmentation de 2015 à 2018) sur 11 004 sorties.

Autre intervention de plus en plus assurée par les pompiers : les "carences ambulancières". En clair, on fait appel à eux quand les sociétés d'ambulances privées ne peuvent pas évacuer un malade. 

A ces missions nouvelles se renforcent aussi les sorties nocturnes (après 22 heures jusqu'à 07h). Entre 2015 et 2018, ces interventions ont augmenté de 15,8% à Anglet, 37,5% à Pau, 28,1% à Saint-Jean-de-Luz, 38,3% à Orthez, 32,1% à Mourenx-Artix, 20,3% à Oloron et enfin 7,1% à Hendaye.

Temps de travail : "on en a assez d'être spoliés"

Autre point d'achoppement, les heures de présence à la caserne qui ne sont pas toutes payées. Sur une garde de 24 heures effectuée par un pompier, seulement 17 heures sont prises en compte. Sept heures ne sont pas dénombrées dans le calcul. A Anglet des syndicalistes signalent que des collègues de Pau travaillent, eux, douze heures et sont payés douze heures. Vérité en Béarn n'est pas la même au Pays Basque. Les syndicats demandent donc une remise à plat du système mais se heurtent à un mur. 

Christophe Bordagaray, membre du syndicat autonome des sapeurs pompiers

© Radio France - Jacques Pons

Les pompiers face au mur des finances 

Les départements financent les pompiers et demandent à l'Etat des mesures d'accompagnement. Sauf que le gouvernement se défausse de plus en plus. Dans leur préavis envoyé au ministre de l’intérieur Christophe Castaner, les syndicats de pompiers considèrent l'attitude de l'Etat comme "un déni de dialogue social". Ils se disent aussi "fermement opposés aux politiques et projets néfastes du gouvernement et de certains de nos employeurs représentés respectivement par l'Association des Départements de France et l'Association des Maires de France". 

Les demandes des sept syndicats :

  • Le retrait du projet de loi de transformation de la fonction publique
  • Le maintien et le développement des libertés syndicales et démocratiques
  • La revalorisation significative de la prime de feu (100 euros pour les 44 000 pompiers de France)
  • Le recrutement massif d'emplois pour répondre aux besoins des Services d'Incendie et de Secours

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