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Mouvement social chez Boiron : des salariés du site de Chauray se disent "sacrifiés"

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Par , France Bleu Poitou

Mouvement social au laboratoire Boiron ce mercredi. Un comité social et économique se tient, chargé d'examiner un plan de restructuration du leader mondial de l'homéopathie. Neuf salariés du site de Chauray dans les Deux-Sèvres font le déplacement au siège, près de Lyon.

Le site de Boiron à Chauray doit fermer le 19 juin 2021
Le site de Boiron à Chauray doit fermer le 19 juin 2021 © Radio France - Noémie Guillotin

A l'entrée du site du laboratoire Boiron à Chauray, dans les Deux-Sèvres, une banderole affiche ces mots en grosses lettres : "actionnaires blindés salariés virés". Chauray fait partie des 13 sites qui vont être fermés par le leader mondial de l'homéopathie. L'annonce remonte à mars 2020. La faute, d'après la direction, au déremboursement de l'homéopathie décidé par le gouvernement français. 646 emplois supprimés en France dont 34 dans les Deux-Sèvres.

Les conditions de départ sont inacceptables

Des salariés qui vont se mobiliser ce mercredi à l'occasion de la tenue d'un comité social et économique chargé d'examiner le plan de restructuration au siège de l'entreprise à Messimy, près de Lyon. Neuf des 34 salariés deux-sévriens font le déplacement. Parmi eux Grégory Feuillette, pharmacien, adjoint du directeur du site. "Ce n'est pas dans ma culture personnelle de faire grève mais aujourd'hui je la fais", confie ce deux-sévrien depuis 22 ans dans l'entreprise.

"Les conditions de départ sont inacceptables. On nous fait un PSE au ras des pâquerettes, calqué sur un premier PSE qui a eu lieu il y a trois ans et qui a fermé un certain nombre de labos. On a aucune proposition de départs à la retraite, ce sont des licenciements secs, quasiment aucun reclassement. On a l'impression d'être sacrifiés et que la direction générale est arc-boutée sur ses positions", poursuit Grégory Feuillette.

Les attaques nous ont fragilisé parce qu'on est devenus fragiles

Pour cette autre salariée, c'est un sentiment "énorme gâchis". Valérie Arbona pointe du doigt les choix du laboratoire. "Il aurait fallu promouvoir davantage l'homéopathie, sortir de nouveaux produits pour que l'on puisse résister aux attaques que l'on a subi. Les attaques nous ont fragilisé parce qu'on est devenus fragiles", analyse-t-elle après plus de 30 ans au sein de Boiron.

La fermeture du site de Chauray est programmée dans neuf mois, le 19 juin 2021. Se pose donc pour tous les salariés la question de la suite. A 53 ans, Valérie Arbona réfléchit à une reconversion "pas très loin du secteur de la santé". Grégory Feuillette a lui 48 ans ne sait pas ce que sera l'après-Boiron surtout avec le covid-19. "On rentre sur le marché du travail dans cette crise sanitaire donc c'est la double-peine".

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