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"On n'est pas des bonnes soeurs" : les sages-femmes dans la rue à Strasbourg

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Par , France Bleu Alsace, France Bleu Elsass

Ce mardi 26 janvier, un mouvement national des sages-femmes en colère se manifeste un peu partout dans le pays. En Alsace, elles se sentent oubliées, pas assez payées mais surtout pas assez nombreuses.

Une centaine de sages-femmes ont manifesté devant le CMCO (Centre médico-chirurgical et obstétrical) de Strasbourg
Une centaine de sages-femmes ont manifesté devant le CMCO (Centre médico-chirurgical et obstétrical) de Strasbourg © Radio France - Théo Hetsch

Elles estiment être les oubliés du Ségur de la Santé et alertent sur leurs conditions de travail : les sages-femmes étaient dans la rue ce mardi 26 janvier, à Strasbourg, à l'appel de Force-ouvrière et de la CFDT. Un appel à la grève national pour dénoncer des effectifs en constante dégradation, et ce malgré la crise du coronavirus.

Elles étaient une centaine par exemple devant le CMCO (Centre médico-chirurgical et obstétrical) de Strasbourg. "En salle d'accouchement ici au CMCO, on est 4 ou 5 sages-femmes suivant si c'est le jour ou la nuit. Certains jours cela suffit, mais comme c'est une activité pas du tout programmable, certains jours, c'est très limite", déplorent Laura et Marie, sages-femmes hospitalières. En maternité, en moyenne, une sage-femme s'occupe de trois patientes , ce que les syndicats estiment une situation inacceptable. La pétition #unefemmeunesagefemme a recueilli quasiment 70.000 signatures.

"On n'a plus le temps de travailler correctement"

Le matin, leurs syndicats ont été reçues par l'Agence régionale de santé (ARS). Les sages-femmes alsaciennes répondaient à un appel à la grève national. Les syndicats réclament des embauches et la reconnaissance de la pénibilité de leur travail. "Quand j'ai été diplômée en 2004, on était bien plus nombreuses sur le terrain et cela nous permettait un accompagnement de qualité des patientes, des nouveaux-nés et des étudiantes, on avait le temps de les former, aujourd'hui on n'a plus le temps de faire tout cela correctement", déplore Céline Bosco est sage-femme enseignante au CMCO.

"Quand on a commencé à bosser, c'était déjà la folie, on a toujours travaillé dans l'urgence, dans le trop-plein, c'est un peu notre quotidien, mais c'est intolérable et ça ne cesse d'empirer", poursuit Laura, qui exerce depuis plus de dix ans. Grâce aux heures de nuit, elle gagne environ 2.400 euros net par mois et s'estime insuffisamment reconnue : "On n'est pas des bonnes sœurs, on a quand même 5 ans d'études, on est une profession médicale, on a les responsabilités qui vont avec, on a la vie et la mort entre les mains et ce manque de reconnaissance est intolérable".

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