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Nantes : 60 livreurs de repas recrutés en CDI

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Par , France Bleu Loire Océan, France Bleu

Avec la fermeture des restaurants, la vente à emporter explose et les livreurs sont de plus en plus nombreux. Jusqu’alors, les plateformes fonctionnaient toutes sur le même modèle, en employant des livreurs auto-entrepreneurs. Mais une, Just Eat, a décidé de miser sur le salariat à Nantes.

À Nantes, 60 livreurs devraient être recrutés en CDI.
À Nantes, 60 livreurs devraient être recrutés en CDI. © Maxppp - Joe Giddens

C’est une petite révolution dans ce marché de travailleurs précaires. Méleyne Rabot est la directrice générale France de Just Eat : "Nous avons déjà recruté 60 livreurs et on prévoit d’en recruter 250 d’ici la fin de l’année." Et au niveau national, l’entreprise vise les 4 500 livreurs en CDI à la fin de l’année. Selon Mélène Rabot, le salariat procure plusieurs avantages : "Chez nous, un livreur en CDI est payé à l’heure donc, quoi qu’il arrive, il a une garantie de revenus, puisque de toute façon il a une rémunération horaire minimum de 10,30 euros brut par heure. A cela s’ajoute une bonification par commande." La plateforme propose des contrats en CDI, de 10 heures à 35 heures, par semaine.

"Cela nous permet d'avoir des collègues, ça crée de la discussion, des partages" - un livreur Just Eat

Parmi ces 60 livreurs à Nantes ayant obtenu un CDI, trois - reconnaissables à leur veste orange - sont assis ensemble sur la fontaine de la place Graslin : "Nous, on est content parce qu’on est payé à l’heure. En plus, on se sent pas non plus harcelés plus que ça. Et ça nous permet aussi d’avoir des collègues, parce que souvent avec Deliveroo et Uber, on ne croise personne et là, vu qu’on est salariés, on se connaît, donc ça crée du lien social aussi, ça crée de la discussion, des partages. C’est tout bénéf’ en fait !"

D'autres recrutements en CDI à Paris, Lille et Lyon

Mais plus loin, un livreur Deliveroo cette fois-ci, est lui mitigé : "C’est sûr, un CDI, c’est plus rassurant par rapport aux microentreprises, ça n’a rien à voir. Mais après, il faut voir les conditions qu’ils vont imposer sur le CDI. Là, je suis en libéral, je travaille quand je veux. Mais, par contre, Just Eat, il y a un planning à suivre."

Le salariat plutôt que l’ubérisation, c’est le pari pris par cette plateforme. D’autres recrutements en CDI ont eu lieu à Paris, à Lille et à Lyon. De son côté, la ministre du Travail, Élisabeth Borne, planche sur un cadre de régulation pour le secteur à paraître dans les prochains mois.

Clémence Pénard

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