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Nantes : démoralisés, les commerçants du stade de la Beaujoire ne pensent pas revenir avant l'été 2021

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Par , France Bleu Loire Océan

Ils faisaient partie du paysage les jours de match. Mais depuis le début de la crise, les 18 commerces ambulants du stade de la Beaujoire, à Nantes, ont disparu. "Catastrophés" par la situation, ces commerçants ne pensent pas faire leur retour sur le parvis du stade avant l'été 2021, au mieux.

Depuis huit mois, les 18 commerçants ambulants du stade de la Beaujoire ne peuvent plus travailler et ils ne pensent pas pouvoir se réinstaller sur le parvis du stade avant l'été prochain.
Depuis huit mois, les 18 commerçants ambulants du stade de la Beaujoire ne peuvent plus travailler et ils ne pensent pas pouvoir se réinstaller sur le parvis du stade avant l'été prochain. © Radio France - Florian Cazzola

Le trajet de son domicile jusqu'au stade de la Beaujoire, Jean-Yves Hamon le connaît par cœur. Il le faisait chaque quinzaine depuis 1984. Mais depuis le début de la crise, celui qui est président des commerçants ambulants du stade de la Beaujoire n'avait plus remis les pieds sur le parvis du stade. Tout comme ses 17 autres collègues commerçants qui font partie du folklore les jours de rencontres du FC Nantes. Privés de toute activité, ils ne pensent pas pouvoir garer à nouveau leur camion avant l'été 2021, "et encore, avec de la chance", souffle le quinquagénaire. 

"Ça devient compliqué moralement"

"Le deuxième emplacement, juste derrière nous, c'est le mien", glisse Jean-Yves Hamon en montrant les tracés blancs refaits au moins de juin. Vendeur ambulant depuis trois générations, l'homme est aujourd'hui sans aucune activité. "On est un peu catastrophés et tristes pour nos supporters, pour les clients et même pour nous, confie celui qui a repris le commerce de son père il y a plus de 30 ans. Ils nous manquent, l'ambiance nous manque."

On ne sait pas jusqu'à quand ça va durer et ça commence à devenir compliqué moralement.

Ce dimanche encore, face au FC Metz, les odeurs de merguez et de frites n’embaumeront pas le parvis du stade. "Au mois de mars, ça fera un an qu'on ne fait rien, constate Dominique Rhabillé, un autre propriétaire. On est tous dans le même bateau. Et en attendant, il faut payer les charges, les assurances, etc. Ce n'est pas rigolo du tout." Depuis la rencontre face à Lille, le 1er mars dernier, les camions sont au garage et les boissons conservées au réfrigérateur. "Tout est prêt, on est dans les starting-blocks, promet le président des commerçants ambulants du stade de la Beaujoire. Il ne manque plus que les autorisations préfectorales pour qu'on puisse se réinstaller. Mais si personne ne va au stade, ça ne sert à rien."

Les commerces ambulants sont interdits de s'installer sur le parvis du stade de la Beaujoire depuis le déconfinement.
Les commerces ambulants sont interdits de s'installer sur le parvis du stade de la Beaujoire depuis le déconfinement. © Radio France - Florian Cazzola

Une autorisation pour les 18 ou rien du tout

Comme de nombreux professionnels, "pour l'instant, on arrive à tenir parce que on a les aides de l'État", détaille Jean-Yves Hamon qui emploie six personnes les jours de match. Mais on ne sait pas jusqu'à quand ça va durer et ça commence à devenir compliqué moralement." Et pour les 18 commerçants qui animent les abords du stade, l'horizon est encore très flou. "Je pense qu'on va finir la saison comme ça et qu'on ne pourra reprendre qu'en août 2021, au mieux", poursuit le quinquagénaire. "De toute façon, ça va être compliqué de revenir avant", abonde Dominique Rhabillé. 

Les deux hommes n'émettent qu'une condition à leur retour, que tous les commerçants soient logés à la même enseigne. "On est tous dans le même bateau", explique Dominique Rhabillé. "_Donc c'est 18 ou rien du tou_t", lui répond son collègue. C'est notre combat. Il faut que tout le monde mange, c'est normal. Ensuite, chacun fera ce qu'il voudra mais je me battrai jusqu'au bout pour que tout le monde revienne." Reste maintenant à savoir quand. 

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