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Économie – Social

Nantes : grève au service de gynécologie-obstétrique du CHU

Les sages-femmes et les aides-soignantes du service de gynécologie-obstétrique du CHU de Nantes sont en grève illimitée depuis ce mardi. Elles dénoncent des conditions de travail déplorables à cause du manque de personnel et de place. Elles demandent la création de nouveaux postes.

Depuis ce mardi, les soignantes du service de gynécologie-obstétrique sont en grève illimitée
Depuis ce mardi, les soignantes du service de gynécologie-obstétrique sont en grève illimitée © Radio France - Clémentine Sabrié

Nantes, France

Une grève illimitée a débuté ce mardi au service de gynécologie-obstétrique du CHU de Nantes. Les soignantes dénoncent des conditions de travail déplorables. En cause, le manque de personnel et de places. Elles demandent la création de nouveaux postes à la maternité.

"Il y a quelques jours de ça, nous avons eu six accouchements en 26 minutes", se souvient Vanessa Levenez. Elle est aide-soignante et auxiliaire de puériculture au service de gynécologique-obstétrique du CHU nantais, depuis 15 ans. Pour ces six naissances, quatre sages-femmes et, seulement, trois aides-soignantes. Impossible donc de former des binômes dans toutes les salles d’accouchement. Une sage-femme se retrouve forcément seule pour assister les patientes. Pour remédier à ce type de situations, les soignantes demandent la création de deux postes d’aide-soignantes : un pour la journée, un pour la nuit.

Augmentation du taux de natalité, baisse du nombre de soignantes

Pressées par le temps, les aides-soignantes n’ont pas pu surveiller les nouveau-nés comme elles le font d’habitude. Cela aurait pu être dangereux "pour le bébé et pour la maman", précise Vanessa Levenez.

Depuis quelques années, le taux de natalité augmente à la maternité, mais les départs à la retraite ne sont pas remplacés. Sur le premier trimestre de 2019, les soignantes ont compté une hausse de 170 naissances par rapport à la même période en 2018.

Pas assez de place pour accueillir toutes les patientes

En plus des tâches qui leur sont normalement réservées, les aides-soignantes doivent se charger des admissions à partir de 17h, les jours ouvrés, et toute la journée, le week end. "Vous êtes aux admissions, vous êtes à la salle [d’accouchement], comment vous faites ?", s’interroge Elise Balagog, aide-soignante.

"Vous êtes débordée. Vous n’avez pas votre pause. Et quand vous estimez que c’est l’heure de la  pause, vous avez peut-être cinq minutes. À peine vous êtes assise, que vous êtes déjà debout pour venir installer une dame, chercher les dossiers, faire les admissions…"

De plus, le nombre d’accouchements surpasse souvent le nombre de chambres disponibles. "Au niveau des suites de couche, on est obligé de les garder en salle de naissance des fois une journée, voire la nuit", explique Vanessa Levenez. Et Elise Balagog de compléter : "On pousse les murs."

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