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Économie – Social

Nantes : grève illimitée aux urgences du CHU

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Par , France Bleu Loire Océan, France Bleu

Une grève illimitée a débuté ce mardi 30 avril au service des urgences du CHU de Nantes. Les infirmiers et aide-soignants dénoncent un manque de personnel et de mauvaises conditions de travail.

Elsa et Gaëlle sont infirmières aux urgences de Nantes.
Elsa et Gaëlle sont infirmières aux urgences de Nantes. © Radio France - Paul Sertillanges

Nantes, France

Le service des urgences du CHU de Nantes a rejoint, ce mardi 30 avril, le mouvement national de grève, avec, en tout, 40% du personnel, soit 29 personnes. Ils demandent à la direction de créer de nouveaux postes.

Des couloirs parfois surchargés

"Des fois, ça arrive, on a des pics de fréquentation de 25 personnes qui se présentent en même temps aux urgences", assure Clément Gérard, aide-soignant dans le service du CHU de Nantes depuis sept ans. "Parfois, on croise des gens à 21 heures le soir en partant et lorsqu'on revient à 6 h du matin, ils sont toujours là".

Plus de 40% du service des urgences de Nantes s'est mis en grève, ce mardi 30 avril. - Radio France
Plus de 40% du service des urgences de Nantes s'est mis en grève, ce mardi 30 avril. © Radio France - Paul Sertillanges

Les heures d'attente provoquent parfois de la colère chez les patients. "Les gens attendent, s'exaspèrent et ceux qui sont en première ligne, c'est nous ! s'indigne Elsa Beaumont, infirmière. La population de Nantes augmente depuis plusieurs années, mais nous avons toujours le même effectif."

Des problèmes, surtout le dimanche

En journée, le personnel des urgences du CHU de Nantes, c'est quatre binômes avec un aide-soignant et un infirmier. Le dimanche, il n'y a que trois binômes. "Il y a trois semaines, une collègue a dû se mettre en arrêt et donc ce jour-là, il ne restait plus que deux infirmières pour la prise en charge de 16 patients, affirme Gaëlle Bouttier, infirmière. C'est vraiment ce qui a mis le feu aux poudres"

Dans ces conditions de sous-effectif, tout le monde est quand même pris en charge. "Oui, mais on perd le côté humain du soin, on ne fait pas du soin de qualité. On essaye, mais on ne peut pas, en fait", assure Elsa.