Économie – Social

Nantes : il monte sur le toit d'un théâtre pour dénoncer les méthodes du RSI

Par Pascal Roche, France Bleu Loire Océan et France Bleu jeudi 3 novembre 2016 à 19:09

Le toit du théâtre le Sphinx de Nantes
Le toit du théâtre le Sphinx de Nantes © Radio France - Antoine Denéchère

Le directeur d'un théâtre nantais a décidé de monter sur le toit du bâtiment ce vendredi pour protester contre les milliers d'euros de cotisations que lui réclame le RSI, le régime social des indépendants dont les méthodes sont décriées par de nombreux professionnels.

Patrice Fourreau, directeur du Sphinx, un théâtre nantais, va monter sur le toit de son établissement ce vendredi. L'homme qui a monté cette scène il y a 27 ans a décidé de partir en croisade contre le RSI, le régime social des indépendants, auquel les travailleurs indépendants (artisans, commerçants et professions libérales) sont obligés de s'affilier et qui s'est fait connaître ces dernières années pour ses dysfonctionnements et ses méthodes de calcul de cotisations contestées.

C'est la seule solution qu'il a trouvée pour être entendu

Patrice Fourreau est à bout. Depuis 2010, il est en contentieux avec le RSI et les multiples tentatives de conciliation n'ont rien changé, même une rencontre avec le préfet n'a servi à rien. L'organisme lui réclame 3000 euros de cotisations-retraite par trimestre, en plus des 800 euros mensuels qu'il lui reste à payer jusqu'à la fin de 2017. Le directeur du théâtre cherche à savoir pourquoi le RSI lui demande autant, il veut comprendre les mécanismes de cotisations de cette caisse. Il n'a jamais eu de réponse satisfaisante. Aujourd'hui, il affirme être dans l'incapacité de régler cette somme, sinon il mettra la clé sous la porte.

Patrice Fourreau, directeur du théâtre le Sphinx à Nantes. - Radio France
Patrice Fourreau, directeur du théâtre le Sphinx à Nantes. © Radio France - Antoine Denéchère

Banderole et sono sur le toit du théâtre

Ce vendredi matin, Patrice Fourreau va donc monter sur le toit de son théâtre situé rue Monteil à Nantes. Il va y déployer une banderole et installer une sono. Il annonce également qu'il va cesser progressivement de s'alimenter pour sensibiliser les pouvoirs publics. Il espère aboutir à un règlement de son dossier et souhaite un engagement de l'Etat à réformer le RSI.