Économie – Social

Nantes : l'association "Droit Au Logement" dénonce l'augmentation des expulsions

Par Aurore Jarnoux, France Bleu Loire Océan et France Bleu samedi 2 avril 2016 à 19:26

Une trentaine de personnes a répondu à l'appel du DAL 44.
Une trentaine de personnes a répondu à l'appel du DAL 44. © Radio France - Aurore Jarnoux

Une trentaine de personnes s'est rassemblée ce samedi place du Bouffay à Nantes, à l'appel du DAL 44, l'association Droit Au Logement. L'objectif était de dénoncer l'augmentation des expulsions en Loire-Atlantique, quelques jours après la fin de la trêve hivernale.

" Non aux expulsions" ! C'était le mot d'ordre ce samedi du rassemblement place du Bouffay à Nantes. La trêve hivernale a pris fin jeudi dernier, le 31 mars.

Plus de 900 expulsions en 2015

L'association Droit Au Logement 44 dénonce l'augmentation des expulsions en Loire-Atlantique depuis plusieurs années. Rien que l'an dernier, il y en aurait eu plus de 900.

Momo a 49 ans. Il s'est fait expulser de sa résidence sociale il y a quelques jours. " La responsable de la résidence est arrivée dans le logement, elle a ouvert la porte et elle a vu qu'il y avait deux personnes chez moi, raconte Momo. Elle a tout de suite ordonné qu'on change la serrure et que je sorte."

Je vais à la halte de nuit pour être au chaud " - Momo, expulsé de son logement

Pour Momo, c'est une catastrophe. C'est la première fois de sa vie qu'il se retrouve à la rue. " Je fais le 115, je vais à la halte de nuit pour être au chaud mais c'est dur ", soupire cet ancien traducteur-interprète.

Baisse des loyers et réquisition de logements vacants

Le DAL 44 réclame un encadrement et une baisse des loyers immédiate de 20%. " Le prix des logements augmente mais les revenus eux n'augmentent pas en conséquence", souligne Philippe Gallis, un des co-présidents de l'association.

Philippe Gallis demande également la réalisation de véritables logements sociaux dans les prochaines années. " Effectivement il y a du logement intermédiaire qui se construit à Nantes mais qui s'adresse à des personnes qui ont déjà un certain revenu, explique le militant. Tous les gens précaires eux en sont exclus."

Le DAL 44 souhaite aussi la réquisition des logements vacants. Selon l'association, il y en aurait 10 000 dans le département.