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Économie - Social

Nantes : les internes en médecine sont à bout

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Par , France Bleu Loire Océan

Comme partout en France, les internes en médecine de Nantes sont de nouveau appelés à se mettre en grève ce lundi pour de meilleures conditions de travail et de formation, mais aussi pour obtenir plus de moyens pour l'hôpital.

À Nantes, les internes sont mobilisés depuis le 10 décembre (photo d'illustration)
À Nantes, les internes sont mobilisés depuis le 10 décembre (photo d'illustration) © Maxppp - Franck Dubray

Un nouvel appel à la grève national est lancé pour ce lundi pour les internes en médecine, avec une manifestation prévue à Paris. Ils sont 900 à Nantes, mobilisés depuis le 10 décembre, et comme partout en France, ils demandent de meilleures conditions de travail et de formation mais aussi plus de moyens pour l'hôpital.

Sans les internes, impossible de faire tourner l'hôpital public

"Sans les internes, il est impossible de faire tourner un hôpital public", assure Jules Lecomte, le représentants syndical des internes de Nantes. "Les internes sont la première force de frappe médicale dans toute la France". Mais pour que ça continue de fonctionner, ils sont aujourd'hui obligés d'enchaîner les gardes et les soins aux patients. À tel point que ça devient dangereux selon Jules Lecomte : "d'après nos enquêtes, le temps de travail moyen d'un interne en France, c'est 56 heures. Et c'est une moyenne : il y a des internes qui travaillent beaucoup plus que ça".

Une charge de travail telle à l'hôpital qu'on n'a parfois plus le temps d'aller à la faculté

Et les internes sont à bout poursuit Jules Lecomte : "on a vu, il y a une de nos collègues qui s'est suicidée, il y a quelques jours à Lille. Et on a toujours aucune réponse, aucune prise en compte de nos conditions de travail". Et c'est aussi la formation de ces futurs médecins qui, rappelons-le sont encore étudiants, qui est mise à mal. "Généralement, on exerce seul avec une supervision assez lointaine d'un médecin senior. Mais il y a aussi la formation à l'extérieur de l'hôpital et, parfois, il nous est impossible d'aller suivre nos cours ou d'aller à des congrès parce que la charge de travail est tellement lourde qu'on ne peut pas se libérer du service pour aller se former".

Si on a une charge de travail aussi importante, c'est parce qu'il y a très peu d'infirmiers et de médecins

Les internes grévistes demandent donc une meilleure prise en compte de leur temps de travail et la reconnaissance des heures effectuées au-delà de leurs 48 heures hebdomadaires réglementaires. Ils demandent aussi plus de moyens pour l'hôpital public : "parce qu'on se rend bien compte que si on a une charge de travail aussi importante, c'est parce qu'il y a très peu d'infirmiers et de médecins. Donc tout se reporte sur les internes qui font tout ce qu'on leur dit", conclut Jules Lecomte.

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