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Nantes : les restaurateurs dans l'incertitude avant les annonces du gouvernement

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Loire Océan

Les restaurants et les bars pourront-ils rouvrir mardi prochain, le 2 juin ? Le Premier ministre Edouard Philippe doit le dire après-demain, jeudi. Dans les zones vertes, comme en Loire-Atlantique et en Vendée, cette réouverture semble probable. Mais les conditions inquiètent les restaurateurs.

Au Café du Commerce, à Nantes, Johann Lahours ne rouvrira pas s'il faut deux mètres de distance entre chaque client
Au Café du Commerce, à Nantes, Johann Lahours ne rouvrira pas s'il faut deux mètres de distance entre chaque client © Radio France - Typhaine Morin

Quelle distance physique dans les bars et restaurants à partir du 2 juin ? Le gouvernement doit dire jeudi 28 mai si ces établissements pourront rouvrir dans les zones vertes, comme en Loire-Atlantique et en Vendée. Le gouvernement devra aussi dire comment. Et notamment, comment organiser la distance physique dans les restaurants ? Il était d'abord question de deux mètres entre chaque client, mais le gouvernement semble lâcher du lest après négociations avec les organisations professionnelles, et envisager un mètre de distance physique. 

"On ne va surtout pas mettre notre clientèle en danger, ni nos salariés"

A Nantes, les restaurateurs se préparent, sans trop pouvoir anticiper. Au Café du Commerce, tout près de la place Royale, le patron profite du déconfinement pour réaliser quelques travaux et faire revenir ses fournisseurs, mais pour Johann Lehours, c'est sûr : s'il doit y avoir deux mètres de distance entre chaque client, il attendra pour rouvrir. "Si j'ai un établissement avec 250 places à l'intérieur, 350 places à l'extérieur, c'est parce que j'ai 35 salariés. Si demain, on me dit que je peux accueillir 20 ou 30% de ma clientèle, je n'aurai pas assez de rentabilité pour faire vivre mes salariés." Johann Lehours explique avoir du prendre un crédit pour payer les factures. 

"Nous demandons un mètre de distanciation" physique, "comme c'est le cas partout au quotidien", poursuit le restaurateur. "On peut y arriver. Nous sommes des professionnels, on ne va surtout pas mettre notre clientèle en danger, ni nos salariés, nous ne sommes pas des enfants."

Des tables et des chaises pour agrandir la terrasse

Camile Kossa, le patron du Youna, veut accueillir des clients coûte que coûte
Camile Kossa, le patron du Youna, veut accueillir des clients coûte que coûte © Radio France - Typhaine Morin

Un peu plus haut dans le centre ville, Camile Kossa, patron du restaurant libanais Youna, emploie deux personnes avec sa femme. Depuis le déconfinement, il travaille 7j/7 pour sauver les meubles avec la vente à emporter. Il garde le sourire et veut rouvrir coûte que coûte. Il a 34 couverts à l'intérieur, "une belle terrasse dont on va profiter". "J'ai 16 couverts dehors et j'ai acheté des tables et des chaises pour 8 couverts".  Alors un mètre ou deux mètres, Camile Kossa rouvrira dès qu'il le pourra. "Je ferai le point fin juin pour voir si ça vaut le coup, si on ne revient pas en arrière". 

Apprendre à vivre autrement

Stéphane Guidoux, le patron du Bistro du Cours, va privilégier le snacking
Stéphane Guidoux, le patron du Bistro du Cours, va privilégier le snacking © Radio France - Typhaine Morin

Un peu plus bas, tout près de Commerce, le Bistro du Cours, qui fait aussi tabac, va rouvrir sa brasserie et son restaurant à la clientèle. Stéphane Guidoux "espère fortement rouvrir le 2 juin". "On va développer la restauration snacking : de moins en moins de plat du jour mais de plus en plus de croque-monsieurs et de sandwiches." Pour ce restaurateur, "il y a l'avant et l'après". "Ce que je redoute le plus, c'est que fin septembre, quand on aura plus d'aides pour le chômage partiel, et que la saison sera finie, on fasse un trait sur la restauration classique, et donc qu'on doive faire un trait sur des salariés et notamment des cuisiniers." 

Il espère des aides fortes de la municipalité, comme la gratuité des terrasses pendant le confinement, et de "redynamiser le centre-ville". "Il faut apprendre à vivre ensemble autrement. Ce n'est pas qu'une question de distanciation." La Ville de Nantes promet d'ailleurs une charte pour soutenir les la reprise des cafés et restaurants

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