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Économie – Social

Naval Energies arrête l'hydrolien et ferme l'usine de Cherbourg

jeudi 26 juillet 2018 à 21:06 Par Adrien Bossard, France Bleu Cotentin

L'industriel Naval Energies a annoncé, ce jeudi 26 juillet, la fin des investissements dans la filière hydrolienne. Sa seule usine en France, basée à Cherbourg, va stopper sa production et fermer. Elle avait pourtant été inaugurée il y a un mois.

Le bâtiment avait été inauguré le 14 juin dernier, seulement
Le bâtiment avait été inauguré le 14 juin dernier, seulement © Radio France - Benoit Martin

Cherbourg, France

Le conseil d'administration extraordinaire de Naval Energies, réuni le 25 juillet 2018, a décidé de mettre fin aux activités liées à l'hydrolien. L'usine Open Hydro, filiale irlandaise du groupe, basée à Cherbourg a pourtant été inaugurée le 14 juin dernier, soit il y a un mois tout juste. Dans un communiqué, Naval Energies justifie cette décision par l'absence de débouchés commerciaux. "Le marché pour l'hydrolien se ferme [...]. Le décalage entre l'offre technologique et la demande du marché ne permet pas à l'industrie de financer seule les développements des marchés de production d'électricité."

Fermeture de l'usine cherbourgeoise

Naval Energies parle d'un "arrêt brutal de la production", alors que deux hydroliennes étaient en cours de fabrication à Cherbourg, l'une pour le Canada, l'autre pour le Japon. Autrement dit, "l'usine va fermer", indique les services de communication. Neuf personnes travaillaient sur le site de 5.500 m², qui avait vocation à produire 25 hydroliennes par an. Pour les salariés, Naval Energies réfléchit à des solutions de reclassement d'urgence.

Les élus locaux pointent du doigt le gouvernement

Les réactions des élus locaux sont très dures vis-à-vis du gouvernement. Le président de la région Normandie Hervé Morin estime que "le gouvernement est sourd aux demandes de l'industrie et des élus. Chaque fois que j'ai évoqué le sujet avec le gouvernement, Nicolas Hulot m'a dit qu'il ne voyait pas bien comment on pouvait bâtir un projet de ce genre"

On est dans un pays assez incroyable. On a totalement raté le solaire, on a décidé de l'éolien en mer il y a dix ans, on a toujours rien vu venir, et là on avait une chance liée à notre géographie et une fois de plus, la France renonce à porter l'émergence d'une filière industrielle", Hervé Morin

Le président du département de la Manche, Marc Lefèvre, parle d'une "déception, mais pas vraiment une surprise. Naval Group avait été très clair : sans annonces de soutien de l'Etat, ils ne pourraient pas continuer. Ils attendaient la commande de 7 éoliennes sur le Raz Blanchard, donc sans cette commande ils ne vont pas faire tourner l'usine. C'est regrettable, et on le regrette." 

Le sénateur de la Manche, Philippe Bas, a également commenté cette décision comme un "crève-coeur pour tous les Manchois" dont la "responsabilité revient aux dirigeants nationaux"