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"On ne peut pas fermer, on va nous tuer" : l'appel du chef bordelais Philippe Etchebest au gouvernement

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Par , France Bleu Gironde, France Bleu

Le médiatique chef avait appelé ses collègues restaurateurs, mais aussi les patrons de bars, de cafés, les artisans, à faire du bruit sur le pas de leur porte vendredi 2 octobre. Appel entendu à Bordeaux, où Philippe Etchebest et son personnel sont sortis taper dans des casseroles.

Philippe Etchebest et toute l'équipe du restaurant Le Quatrième Mur.
Philippe Etchebest et toute l'équipe du restaurant Le Quatrième Mur. © Radio France - Camille Huppenoire

"Faire du bruit pour ne pas mourir en silence", c'est la phrase de ralliement lancée par Philippe Etchebest ce vendredi 2 octobre. Le médiatique chef, à la tête du restaurant Le Quatrième Mur à Bordeaux, appelait les entreprises en difficulté en raison de la crise sanitaire et économique, restaurants, bars, cafés mais aussi artisans, à sortir sur le pas de leur porte et à se faire entendre. "Un appel que nous lançons au gouvernement pour sauver nos professions (...) et surtout les emplois de nos collaborateurs. On ne peut pas fermer, on va nous tuer si on fait ça" a déclaré Philippe Etchebest sur les marches du Grand Théâtre, au sein duquel se trouve son restaurant.

Je ne peux que prendre la parole, pour moi, pour toutes les professions de France, tous les établissements, les restaurants, les cafés qui sont fermés ou qui sont en passe de l'être - Philippe Etchebest

Brassard noir sur le bras, casseroles et couvercles à la main, Philippe Etchebest et tout son personnel sont sortis du Quatrième Mur vers 11 heures 45 pour une minute de cacophonie qui a attiré l'attention des passants. En face, même scène sur le perron du Grand Hôtel, et des bruits de casserole aussi une centaine de mètres plus loin, à L'Entrecôte. Après cette courte manifestation, Philippe Etchebest a pris la parole: "On n'est pas plus dangereux que n'importe quel secteur, et les médecins sont d'accord (...) ce n'est pas à moi d'aller au ministère, ce sont nos syndicats, l'UMIH qui est là, qui va porter un discours, qui va trouver des solutions avec le gouvernement. Moi, je ne suis rien, je ne peux que prendre la parole." 

"On en fait déjà suffisamment, et en plus ces protocoles c'est nous qui les avons amenés à l'Etat. Que peut-on faire de plus ?" continue Philippe Etchebest, remonté notamment contre la fermeture des restaurants et bars à Marseille. "Aujourd'hui je peux vous le dire, sur le premier semestre, il y a 150.000 chômeurs en plus dans notre profession." Associée à cet appel, l'UMIH (Union des Métiers et des Industries de l'Hôtellerie) de Gironde a pris la parole par son président Laurent Tournier. "Le gouvernement doit nous entendre et nous aider (...) le plan de relance, nous en sommes les absents."

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