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Économie – Social

Ligne de fret Perpignan/Rungis : "On ne peut pas jeter 25.000 camions par an sur les routes !"

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Par , France Bleu Hérault, France Bleu

La polémique enfle depuis l'annonce de la fermeture de la ligne de fret Perpignan/Rungis, qui achemine les fruits et légumes d'Occitanie jusqu'en région parisienne. Sa disparition serait synonyme de milliers de camions en plus chaque année sur l'A75 et l'A7.

© Maxppp -

Perpignan, France

Des milliers de camions en plus sur les routes en lieu et place du "Train des primeurs", ce train de fret qui relie Perpignan à Rungis six jours sur sept. L'annonce de la disparition prochaine de cette ligne provoque de très vives réactions ces derniers jours. "Contresens écologique" pour les uns, "drame pour l'emploi" disent les autres. 

20 à 40 camions pour remplacer un train 

Ce train réfrigéré transporte pas moins de 400.000 tonnes de fruits et légumes chaque année, mais le contrat de la SNCF avec les deux transporteurs perpignanais n'est pas reconduit. Dès juillet, le transport se fera donc par la route, soit 20.000 à 25.000 camions de plus chaque année selon les syndicats. "C'est un train d'utilité publique, il ne peut pas disparaitre" plaide Mickaël Meusnier, conducteur SNCF depuis 16 ans.

"C'est comme une vieille voiture : de plus en plus difficile à réparer."

"Absurde, reconnaît Philippe Moritz, responsable communication pour le service fret de la SNCF. Mais là le problème c'est que ce trafic utilise des wagons en fin de vie. Ils ont plus de 40 ans. C'est comme une vieille voiture, il est de plus en plus difficile de la réparer et le temps d'immobilisation augmente.

Décision a donc été prise de les retirer du circuit dès juillet. Il existe des alternatives : "les containers réfrigérés notamment, mais c'est plus cher, explique Philippe Moritz. Nos clients ont refusé et on le regrette".

Le patron en personne, Guillaume Pepy a réagi ce mardi sur l'antenne de France Bleu : "Je suis choqué. Mais les wagons frigorifiques sont en fin de vie, et il faut en racheter des nouveaux. Si on les achète, il nous faut en face un contrat qui nous permette dans la durée de faire cet investissement."  Il faudrait mettre selon lui 30 millions d'euros

Carole Delga en appelle au gouvernement

Discours simpliste et surtout inexact, tempête la présidente de la région Occitanie Carole Delga. À sa demande, son cabinet a réuni récemment les transporteurs locaux qui se sont engagés par écrit, dit-elle, à préférer le rail à la route et à fournir les quantités suffisantes de marchandise pour remplir ce train. "La demande existe ! La SNCF doit être responsable, d'autant que des centaines d'emplois sont en jeu." 

Rungis se dit prêt à débourser 300.000 euros pour aider les transporteurs à "louer temporairement" des wagons plus modernes. 

Une table ronde à Paris?

La ministre des Transports Elisabeth Borne a annoncé vendredi dernier qu'elle allait réunir "la semaine prochaine" les acteurs concernés par la possible fermeture de la liaison.  

La présidente de Région, Carole Delga, interpelle la SNCF

"Ce trafic utilise des wagons en fin de vie", Philippe Moritz, du service frêt de la SNCF

Un train d'utilité publique selon les cheminots. Marie Ciavatti