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"On ne va pas mourir, on va crever" : des commerçants d'Annecy affichent "À Vendre" sur leur vitrine

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Par , France Bleu Pays de Savoie

"Ces affiches avec le téléphone de l'Élysée, c'est pour alerter jusqu'au chef de l'État de notre désespoir et de notre faillite". Pour résister au reconfinement, des commerçants du centre-ville d'Annecy réclament de vraies aides immédiates et simples.

Sur leurs affiches les commerçants ont inscrit le numéro de l'Elysée
Sur leurs affiches les commerçants ont inscrit le numéro de l'Elysée © Radio France - Marie AMELINE

Des paquets d'affiches sous le bras, et rouleaux de scotch dans les poches,  une douzaine de commerçants ont quadrillé le centre-ville d'Annecy en Haute-Savoie ce jeudi après-midi.

"À vendre"

Lettres blanches sur fond rouge pour être vu de loin, les deux mots accrochent l'œil. La preuve : l'Élysée a reçu un certain nombre de demandes de renseignements.

On ne va pas mourir on va crever

"Il y a une inertie entre les décisions de l'état, et nous ce que nous touchons"Michel Perret

"Crever c'est quand on vous laisse comme un chien au bord de la route. Mourir on est accompagné. Nous, on ne va pas mourir on va crever, car on n'est pas franchement accompagné", lâche, amer, Michel Perret, propriétaire du restaurant l'Antre O potes à Epagny, dans l'agglomération du Grand Annecy. "Ce que l'on veut ce sont des mesures immédiates. Mais il y a une telle inertie que là je vais toucher au 15 novembre les aides du premier confinement. Je ne sais pas combien de temps je vais encore tenir."

"Je n'y arrive plus. Ma banque veut que je vende en baissant mon prix".

Pour Valérie Daudin, commerçante depuis 30 ans à Annecy, qui vend des vêtements dans son magasin Le Loft, l'affiche ne se limite pas au symbole. "Je n'y arrive plus, j'ai licencié, je suis seule, j'ai vendu ma maison pour baisser mon train de vie, et malgré tout, je suis à découvert. Ma banque m'incite à vendre, mais en baissant mon prix". 

Créer un fonds de solidarité en taxant les ventes par internet

Au-delà d'une égalité de traitement entre tous les types de commerce et d'activités durant ce second confinement, Ludovic Senet, le vice-président de l'association des commerçants, Les Vitrines d'Annecy, suggère à l'État "d'instaurer une cagnotte, un fonds de solidarité, en taxant à 1% ou 1,5% les ventes par internet. Et que derrière, les gens qui cotisaient anciennement au RSI et aujourd'hui à l'URSSAF, soient aidés en fonction de leur solde, durant un mois, deux mois ou plus, sur le même principe que le chômage auquel nous, on n'a pas le droit".

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