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Économie – Social

Neuhauser à Folschviller : "Le cœur n'y est plus"

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Par , France Bleu Lorraine Nord

Depuis le 2 mai et l'invalidation par l'inspection du travail du plan social décidé à la boulangerie industrielle Neuhauser de Folschviller, la CGT dénonce le silence de la direction. 185 salariés menacés de départ vivent dans l'angoisse et l'incertitude.

Le siège de Neuhauser à Folschviller.
Le siège de Neuhauser à Folschviller. © Radio France - Ulysse Khalife

Moselle, France

Aucune nouvelle. Silence radio. Christian Porta, délégué CGT chez Neuhauser à Folschviller l'affirme : la direction générale de la boulangerie industrielle mosellane n'a donné aucune information depuis le 2 mai dernier, date à laquelle la DIRRECTE a invalidé le plan social qui doit acter le départ de 185 salariés (sur 450) avec la fermeture du site de production Furst 1. 

Ultimatum 

Face à ce mutisme, les représentants du personnel ont fixé un ultimatum à leur direction : ils veulent des réponses concrètes sur l'avenir des personnes menacées avant ce mercredi 22 mai à midi. Sans quoi, la grève pourrait être votée. Car au delà de l’incertitude engendrée par cette situation, une partie des ouvriers se retrouvent complètement bloqués : la quarantaine ayant choisi un départ volontaire et qui ne savent pas s'ils pourront bénéficier des formations promises et qui doivent débuter dans quelques jours. 

Crise de nerf 

Pour Christian Porta, les sentiments sont contradictoires. "D'un côté on se dit que ça (la décision de la DIRRECTE) nous donne un peu de répit. Mais en même temps, on se dit que c'est encore quelques mois à attendre avant que le couperet tombe". 

Chez les salariés, le moral est au plus bas assure-t-il, avec un taux d’absentéisme élevé et une production fortement ralentie. "Le cœur n'y est plus. On a des salariés au bord des nerfs, qui pètent les plombs, partent de leur poste de travail. Certains s'engueulent entre eux, c'est un climat qui est horrible à vivre."

D'autant que pour ceux qui resteront, la suite n'est pas assurée. La CGT dénonce depuis plusieurs semaines l'absence de garanties pour le site Furst 2. 

Christian Porta, délégué CGT chez Neuhauser à Folschviller