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Économie – Social

Neuhauser : l'Etat valide le plan de licenciement

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Par , France Bleu Lorraine Nord

Le plan qui prévoit la suppression de 185 postes à la boulangerie industrielle Neuhauser de Folschviller a été validé par les services de l'Etat. Le site Furst 1 cessera définitivement sa production en août.

L'une des entrées de la boulangerie industrielle Neuhauser à Folschviller
L'une des entrées de la boulangerie industrielle Neuhauser à Folschviller © Radio France - Cécile Soulé

Folschviller, France

C'est l'épilogue, après plusieurs mois de bras de fer et de grèves. La Direccte (Directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi) a validé le plan de sauvegarde de l'emploi mis en place par la direction de Neuhauser à Folschviller. 

La boulangerie industrielle de Moselle-Est va perdre 185 postes avec la fermeture au mois d'août du site Furst 1 (qui produit des brioches et viennoiseries fraîches). La production ne se fera plus que sur le site Furst 2 (produits pré-cuits et surgelés) avec 250 personnes. Et il restera encore à Folschviller le siège social avec une centaines de salariés. 

Retoqué une première fois

Ce plan avait été une première fois retoqué en mai par les services de l'Etat qui jugeaient à l'époque que les mesures d'accompagnement pour les salariés étaient "insuffisantes". L'avis de la Direccte suscite un sentiment mitigé chez Christian Porta, délégué CGT de l'entreprise : "C'est un soulagement parce qu'on sait maintenant où on va, on est fixés." Mais il y a aussi la colère pour le syndicaliste qui accuse un "Etat complice de ce plan de licenciement."

L'argent ne remplace pas un emploi (Christian Porta, délégué CGT)

Un bassin d'emploi en souffrance

Malgré les primes ou encore la proposition de départs anticipés pour les salariés à quatre ans de la retraite, le compte n'y est toujours pas pour Christian Porta. Surtout dans un bassin d'emploi de Moselle-Est où les difficultés et les mauvaises nouvelles s'accumulent. "L'argent ne remplace pas un emploi. Ici il n'y a plus de boulot. On le voit avec SMART, Conforama, Ford (en Allemagne)." Selon la CGT, environ 80 salariés ont opté pour le départ volontaire. 

Le combat ne s'arrête pas la pour les représentants du personnel qui envisagent d'attaquer ce PSE devant la justice administrative. Cela n'empêchera nullement les licenciements, mais pourrait permettre aux salariés licenciés d'obtenir de meilleures indemnités devant un conseil de prud'hommes. Maigre consolation.