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Économie – Social

Ni moutons, ni pigeons, les retraités de Côte-d'Or manifestent ce jeudi contre la baisse de leurs pensions

mercredi 14 mars 2018 à 20:02 Par Jacky Page, France Bleu Bourgogne

Dans toute la France, les retraités se mobilisent ce jeudi 15 mars pour s'insurger contre la baisse de leurs pensions, après la hausse de la contribution sociale généralisée. Entretien avec Georges Olivier, de la CGT retraités, l’un des responsables de l’intersyndicale qui appelle à manifester.

Les retraités avaient déjà manifesté à Dijon en septembre dernier
Les retraités avaient déjà manifesté à Dijon en septembre dernier © Radio France - Stéphanie Pérenon

Côte-d'Or, France

« Ça suffit !! Ni moutons, ni pigeons ». Sur ce tract de l’Union syndicale des retraités CGT de Côte-d’Or, le ton est donné. Les retraités sont appelés à descendre dans la rue pour proclamer leur hostilité à la hausse de la CSG. Depuis son augmentation de 1,7% en début d’année, les pensions nettes ont diminué. La CGT donne un exemple précis : un couple avec 970 € de pension pour elle, et 1010 € pour lui, tous deux en dessous du seuil de pauvreté, perdent ensemble 34 € par mois, et 408 € par an.

Pension moyenne autour de 1300 euros

Georges Olivier est à la tête des retraités CGT de Côte-d’Or. Il est l’un des responsables de l’intersyndicale qui rassemble 8 organisations syndicales et associations. Les retraités sont-ils des privilégiés nantis comme le disent certains ? Un député a même parlé de « génération dorée ». Ce qui révolte Georges Olivier : « Il y a des retraités effectivement peut-être très riches, mais ils sont une minorité. La pension moyenne, médiane, se situe autour de 1300 euros ».

Une pension qui diminue donc, du fait de la hausse de la CSG, et affecte le pouvoir d'achat des retraités. « C’est ce qui nous met en colère, alors que depuis plusieurs années, on réclame au contraire l’augmentation de notre niveau de pensions, bloqué en gros depuis 2014. On a eu 0,8% de hausse sur les complémentaires. Ça ne compense même pas l’inflation ». Les retraités se plaignent par ailleurs de la suppression de la demi-part fiscale pour les veufs et veuves, et de la fiscalisation de la majoration familiale. 

"Nos pensions, c'est le juste retour de notre vie au travail"

Le gouvernement a tenté de minimiser l’impact de la hausse de la CSG en affirmant qu’elle serait compensée par la suppression de la taxe d’habitation, mais ça n’intéresse par Georges Olivier : « on ne sait pas trop quand elle va arriver cette suppression, et puis ça va obérer les budgets des collectivités locales, et donc des services publics dont les retraités sont les utilisateurs ». 

Des retraités qui même s’ils ne travaillent plus, restent utiles à la société, tient à préciser le syndicaliste. Ils font vivre largement de par leur bénévolat les nombreuses associations françaises. Et puis, leurs pensions de retraite, ils ne les ont pas volées. « Ce n’est pas une aide sociale, c’est le juste retour de notre vie au travail. On a cotisé, on a travaillé à enrichir le pays. On a écrit à monsieur Macron en début d’année qu’on ne voulait ni mépris, ni compassion. On veut tout simplement vitre dignement notre retraite ».

Les retraités en colère manifesteront place de la République à Dijon à 10h et à 16h devant la sous-préfecture de Montbard.