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Non à la mobilité interne à l’hôpital de Belfort-Montbéliard

Par Rebecca Gil et Thierry Campredon, France Bleu Belfort-Montbéliard mardi 10 mars 2015 à 16:13

Manifestation devant l'hôpital de Belfort
Manifestation devant l'hôpital de Belfort © Radio France - Rebecca Gil

Infirmières, aides soignantes, secrétaires médicales, ils étaient une vingtaine ce mardi à avoir répondu à l'appel de la CGT pour exprimer leur ras-le-bol face à leurs conditions de travail.

"Nous sommes corvéables à merci, et nous avons aucune considération de la part de la direction". Les mots sont durs, à la hauteur de la colère des employés du centre hospitalier de Belfort-Montbéliard.

A l’appel de la CGT, une vingtaine d’entre eux s’est réunie ce mardi matin devant l’établissement de Belfort puis l’après-midi à Montbéliard.

"Nous sommes des pions, des matricules que l’on place un jour à un endroit et le lendemain à un autre"

Motif de la colère : la mobilité interne imposée par la direction, un système qui oblige le personnel soignant à faire des remplacements dans les différents services de l'hôpital.

Un non-sens pour Delphine Bensetti, infirmière en urologie. Elle affirme qu’il est impossible d’assurer des soins de qualités dans ces conditions.

CGT grève hôpital SON

Pour les salariés grévistes, les choses sont claires : cette mobilité imposée par la direction est avant tout un problème d'effectif, et la seule solution serait d'embaucher. Et de dénoncer une logique d'économie sur le dos du personnel. 

"On ne demande pas à un cardiologue d'aller remplacer un chirurgien orthopédique, alors pourquoi on le fait avec le personnel soignant ?"

Mais au delà de leur conditions de travail, ce sont les soins et les services apportés aux patients qui sont aujourd'hui en danger selon les salariés grévistes. "Ce n'est pas parce qu'on est Infirmière Diplômée d'Etat  ou Aide Soignante que nous savons prodiguer tous les soins, chaque service est différents avec ses codes" fait remarquer une employée.

Malgré nos sollicitations, la direction du cehtre hospitalier de Belfort-Montbéliard, n'a pas souhaité réagir

 

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