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Dossier : Coronavirus Covid-19

"Non les touristes ne sont pas de retour à Paris" : des hôteliers indépendants réclament un plan de sauvetage

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Par , France Bleu Paris

Les hôteliers indépendants parisiens tirent la sonnette d'alarme. La reprise se fait plus qu'attendre et certains sont contraints de fermer leurs établissements au mois d'août faute de clients. D'autres n'ont pas rouvert depuis le 30 octobre 2020 et craignent de devoir mettre la clé sous la porte.

Selon le GNI (Groupement national des indépendants de l'hôtellerie restauration), 70% des hôtels indépendants parisiens fermeront en août faute de clients et de réservations.
Selon le GNI (Groupement national des indépendants de l'hôtellerie restauration), 70% des hôtels indépendants parisiens fermeront en août faute de clients et de réservations. © Radio France - Mélanie Kuszelewicz

Reprise plus que timide pour les hôteliers indépendants franciliens. Pour eux, les touristes ne sont pas de retour dans la capitale cet été. Selon le GNI (Groupement national des indépendants de l'hôtellerie restauration), 40% des hôtels indépendants parisiens sont fermés ce mois de juillet et 70% risquent de fermer au mois d'août faute de réservations suffisantes. 

30% de taux d'occupation

Situé en plein quartier touristique de Saint-Germain-des-Près, le téléphone sonne peu à l'hôtel Signature. Après une année 2020 avec une perte de 70% de son chiffre d'affaire, l'établissement enregistre un taux d'occupation de 30% en ce mois de juillet. Les perspectives ne sont pas non plus très bonnes pour le mois d'août. Car les touristes étrangers qui représente 80% de la clientèle sont absents.

Delphine Prigent fait le pari de l'ouverture malgré un taux d'occupation très bas de son hôtel à Saint-Germain-des-Prés.
Delphine Prigent fait le pari de l'ouverture malgré un taux d'occupation très bas de son hôtel à Saint-Germain-des-Prés. © Radio France - Mélanie Kuszelewicz

L'extension du pass sanitaire n'arrangeant rien, les annulations s'enchaînent. "L'hôtel est le point de chute, si les clients ne peuvent pas aller au musée ou au restaurant, ils ne viendront pas à l'hôtel." 

Malgré ces difficultés, Delphine Prigent, la gérante fait quand même le pari de l'ouverture avec les neuf salariés en temps partiel. "Pour le moment on va pouvoir parce que nous touchons encore les aides. En revanche si le chômage partiel et le fonds de solidarité s'arrêtaient demain, on ne s'en sortirait pas du tout." Le gouvernement a pourtant déjà annoncé une baisse progressive des aides jusqu'au mois d'août. 

Fermé depuis huit mois

Au Dauphin à Puteaux, les portes sont closes depuis huit mois. Tout est éteint dans le lobby et les 41 chambres sont vides, car les voyageurs d'affaires ne sont pas au rendez-vous. "Avec le télétravail et les formations en distanciel, les collaborateurs ne se déplacent plus" constate Claude Lévy, le propriétaire. 

Claude Lévy, propriétaire du Dauphin à Puteaux, espère pouvoir rouvrir son hôtel en septembre prochain.
Claude Lévy, propriétaire du Dauphin à Puteaux, espère pouvoir rouvrir son hôtel en septembre prochain. © Radio France - Mélanie Kuszelewicz

Sur l'été, les réservations des touristes étrangers ont également été annulées ou reportées. Selon lui, une ouverture pour quelques clients seulement, n'est économiquement pas viable. C'est pourquoi, l'hôtelier ne compte rouvrir qu'en septembre prochain

Mais même si l'hôtel reste fermé la situation est de plus en plus critique. "On consomme nos emprunts et on va arriver au bout à la fin de l'été alors que toutes les charges continuent de courir. Le risque est de mettre la clé sous la porte..."

Claude Lévy et Delphine Prigent ainsi que de nombreux hôteliers indépendants franciliens réclament un plan de sauvetage du secteur et de Paris, similaire a celui mis en place pour la montagne quand les stations de ski n'ont pas pu ouvrir. Plusieurs milliards d'euros avaient été débloqués par l'État pour soutenir les acteurs du tourisme en montagne. 

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