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Non, une pénurie de vin n'est pas à craindre

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Face à des demandes de plus en plus croissantes des marchés asiatiques et américains et des productions déclinantes, la banque américaine Morgan Stanley disait craindre une pénurie de vin dans les années à venir. L'Organisation internationale du vin (OIV) a démenti tout risque de manque.

Demande toujours en hausse, production en baisse... Le vin est-il en danger ?
Demande toujours en hausse, production en baisse... Le vin est-il en danger ? © Maxppp - Vanessa Meyer Wirckel

Amateurs de bons crus, rassurez-vous : il n'y a pas de risques de pénurie de vin. Alors que la banque américaine Morgan Stanley a sorti lundi une étude alarmiste sur le sujet, l'Organisation internationale du vin (OIV) a contredit jeudi ces craintes. Elle explique  que la production viticole augmente partout chez les principaux producteurs et atteindra 281 millions d'hectolitres (Mhl) cette année, contre 258 en 2012.

De son côté, la firme américaine évoquait des risques de pénurie en se basant sur un constat simple : la production de vin serait en plein déclin, tandis que les Chinois et les Américains sont de plus en plus friands de bonnes bouteilles.

Pour Federico Castellucci, directeur général de l'OIV, il n'y a cependant aucune raison de s'inquiéter : "La récolte en 2013 a été assez importante, grâce à une productivité qui continue à progresser et malgré le coup d'arrêt que les conditions climatiques adverses avaient provoqué en 201 2".

Les inquiétudes de Morgan Stanley battue en brèche

Selon l'étude de Morgan Stanley, depuis 2004 et une production excédentaire - 600 millions de caisses en trop - l’offre mondiale de vin n’a cessé de décliner, tombant en 2012 à son plus bas depuis 40 ans. Premier continent touché : l’Europe, où les capacités de productions sont aujourd'hui inférieures de 10 %  à celles de 2005, notamment en France, premier producteur mondial, en Italie et en Espagne.

Parallèlement, la demande mondiale n'a cessé de croître, alors que la nouvelle bourgeoisie russe, chinoise ou d'autres pays émergents a pris goût au bordeaux, rioja et autres malbec. Résultat : "la demande de vin a dépassé l'offre de 300 millions de caisses l'an dernier ", constatait l'étude américaine. 

Mais la pénurie annoncée ne devrait pas avoir lieu : selon les données de l'OIV disponibles fin octobre, dans l'Union Européenne "le niveau vinicole (164 Mhl) peut être qualifié de relativement élevé " et les prévisions des principaux pays envisagent une hausse parfois "très significative ": + 23 % en Espagne (plus de 40 Mhl), + 7 % au Portugal comme en France, jusqu'à + 79 % avec un redressement spectaculaire en Roumanie par rapport à 2012. Hors UE, tous les clignotants sont également au vert.

"Pourquoi cette étude arrive-t-elle aujourd'hui ? "

Du coup, du côté des viticulteurs, on s'interroge : "Pourquoi cette étude arrive-t-elle aujourd'hui? ", s'est demandé jeudi Stéphane Héraud, vice-président de la fédération des caves coopératives d'Aquitaine. "La tendance de la baisse de la production mondiale est lancée depuis une dizaine d'années maintenant ".

Le commerce mondial de vin n'a cessé de croître ces 30 dernières années et pèse 30 milliards de dollars par an, dont un tiers pour les vins français. Les exportations mondiales de vin représentent 1 milliard de caisses de vin par an.

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