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"Nous ne pourrons pas survivre !" : le cri d'alarme des intermittents du spectacle à Besançon

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Par , France Bleu Besançon

Comme un peu partout en France, près de 200 intermittents ont manifesté ce jeudi à Besançon à l'appel de la CGT-Spectacle et de la Coordination des intermittents et des précaires. Ils réclament une seconde année blanche au 31 août pour maintenir leurs droits au chômage.

Les intermittents du spectacle ont manifesté leur inquiétude devant le kiosque de la place Granvelle de Besançon.
Les intermittents du spectacle ont manifesté leur inquiétude devant le kiosque de la place Granvelle de Besançon. © Radio France - Dimitri Imbert

C'était il y a un an jour pour jour, les premières annulations de spectacle à cause de l'épidémie de Covid. Depuis, la situation n'a pas beaucoup évolué et les intermittents sont inquiets pour leur avenir. Ce jeudi musiciens, techniciens, comédiens ou metteurs en scène réclament un retour sur scène à l'occasion d'une journée d'action nationale à l'appel de la CGT-Spectacle et de la Coordination des intermittents et des précaires.

Près de 200 manifestants place Granvelle à Besançon

A Besançon ils étaient près de 200 ce jeudi matin entre le kiosque de la place Granvelle et la préfecture du Doubs pour demander aussi une seconde année blanche. Franc-comtois et membre de cette coordination, Christophe Gaiffe était notre invité ce jeudi matin pour s'en expliquer : "Même si les salles de spectacle et les cinémas ouvrent dans un délai assez court, notre régime de chômage sera très très bancal et nous ne pourrons pas survivre" estime ce Bisontin qui travaille comme ingénieur du son. "Nous demandons une prolongation supplémentaire, c'est une urgence absolue".

507 heures de travail au cours des 12 derniers mois pour être intermittent

Un intermittent doit en effet pouvoir justifier de 507 heures de travail au cours des douze derniers mois pour obtenir ou maintenir son statut. Une bonne partie de la profession qui arrive en fin de droits entre le 31 mars et le 31 août risque de se retrouver sans aucune  aide de l'Etat.  L'année blanche annoncée par Emmanuel Macron en mai 2020 s'achève à la fin du mois d'août. "D'un point de vue arithmétique , il n'y a pas d'autre solution qu'une seconde année blanche", clame encore Christophe Gaiffe. "Sinon il y aura une casse énorme et une précarisation très importante des métiers du spectacle."

A grands renforts de tam-tam et autres percussions, les intermittents réclament une seconde année blanche pour leur statut à Emmanuel Macron.
A grands renforts de tam-tam et autres percussions, les intermittents réclament une seconde année blanche pour leur statut à Emmanuel Macron. © Radio France - Dimitri Imbert

Un plan de relance pour la culture

La Coordination des intermittents et des précaires de Franche Comté demande aussi des critères assouplis, des aides massives au secteur avec un plan de relance pour la culture. Les intermittents dénoncent enfin la légitimité des experts du gouvernement pour décider de leur sort car selon eux aucun n'est issu du secteur de la culture. Experts dont la première réunion doit justement se tenir ce vendredi.

L'intégralité de l'interview est à retrouver ici.

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