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"Nous sommes oubliés du Ségur de la Santé, c'est une injustice" témoigne une aide médico-sociale corrézienne

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Par , France Bleu Limousin

Les personnels du secteur médico-social sont en grève ce jeudi et manifestent à Limoges et Tulle pour une revalorisation de leurs métiers. Ils estiment être "les oubliés du Ségur de la Santé", car ils ont été confrontés à des cas de Covid 19 mais n'ont pas été augmentés suite à la crise sanitaire.

Comme à Limoges en octobre dernier, les personnels médico-sociaux sont à nouveau en grève ce jeudi car ils ne veulent pas être "oubliés du Ségur de la Santé"
Comme à Limoges en octobre dernier, les personnels médico-sociaux sont à nouveau en grève ce jeudi car ils ne veulent pas être "oubliés du Ségur de la Santé" © Radio France - Alain Ginestet

Les personnels du secteur médico-social donnent de la voix ce jeudi, pour réclamer une meilleure reconnaissance et une revalorisation de leurs métiers. Dans le cadre d'une grève nationale, ils ont organisé une manifestation à Limoges, devant le site de l'Agence Régionale de Santé, et à Tulle, devant la préfecture de la Corrèze. Ils se disent "oubliés du Ségur de la Santé", car ils n'ont pas obtenu d'augmentation durant la crise sanitaire, contrairement aux personnels des hôpitaux et Ehpad.

Nous avons été là pour rassurer les résidents.

Virginia Neige est aide médico-psychologique au foyer pour personnes handicapées Les Myosotis, à Eygurande, en Corrèze. Elle souligne l'importance de son travail et celui de ses collègues auprès des personnes en situation de handicap. "Nous prenons soin d’eux et les accompagnons dans tous les gestes de la vie quotidienne avec bienveillance. Nous apportons aussi un soutien éducatif, pédagogique et des gestes d’hygiène au quotidien."

Un rôle qu'il a fallu continuer à remplir, parfois "la peur au ventre", depuis l'apparition du coronavirus. Car il y a eu des cas de Covid 19 dans l'établissement de Virginia. Cela a nécessité des accompagnements spécifiques, notamment sur le plan psychologique où les besoins étaient encore plus importants que d'habitude. "Nous avons été là pour rassurer les résidents. Ils sont fragiles, ont déjà des troubles cognitifs et ont du mal à comprendre les choses. On est là pour leur apporter ce soutien-là."

Oubliés du Ségur de la Santé

En retour, cette aide médico-psychologique corrézienne aurait aimé être traitée comme les infirmières et autres professionnels de santé. Ils ont obtenu une augmentation de 183 euros par mois, suite aux négociations du Ségur de la Santé. Mais rien pour le secteur médico-social regrette Virginia, qui touche environ 1.500 euros, en travaillant deux  week-end par mois. "En comptant les week-end, on considère qu’on est payés au SMIC" précise la jeune femme, qui dénonce donc "une injustice."

"Nous avons du faire face et accompagner les résidents de façon adaptée, sans pour autant leur transmettre notre propre peur. _Je pense que nous avons été à la hauteur de tout ça._" Ce qu'elle aimerait, c'est avant tout plus de reconnaissance pour son métier. Elle estime également qu'elle et ses collègues devraient toucher le même salaire qu’une personne à l’hôpital ou en Ehpad.

Un maillon essentiel de la chaîne

Virginia Neige rappelle par ailleurs que sa profession forme un maillon de la chaîne de l’accompagnement et de la prise en charge des personnes en situation de handicap. Cette chaîne "sans nous elle casse !" Dans ce secteur, qui manque déjà d’attractivité, elle voit beaucoup de ses collègues partir, pour aller travailler dans le secteur hospitalier ou en Ehpad. Selon elle, si rien ne change, les difficultés de recrutement vont encore s'accentuer à long terme.

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