Économie – Social

Nouveau plan social à Airbus : le site de Suresnes menacé

Par Nathalie Doménégo, France Bleu Paris Région mardi 29 novembre 2016 à 10:29

© Radio France - Nathalie Doménégo

Airbus dévoile ce mardi à ses employés les suppressions de postes qu'entraînera l'an prochain sa restructuration, les syndicats les évaluant à plus de 1.300 en France et en Allemagne, de quoi faire craindre des licenciements secs.

Le comité européen se réunit ce matin à Blagnac, dans la banlieue de Toulouse, afin de détailler le programme de suppressions ou de transferts de postes sur l'ensemble du groupe. Selon la CFE-CGC, deuxième syndicat au sein du groupe, "1.357 postes seront soit supprimés soit transférés, sur un total de 10.000 emplois" dans les services affectés. Ce chiffre fait craindre aux syndicats des licenciements secs, ce qui serait une première dans l'histoire du groupe européen. Airbus emploie près de 140.000 personnes dans le monde, et 54.000 en France.

Le site de Suresnes, qui rassemble 650 salariés, serait menacé de fermeture. Le site allemand d'Ottobrunn, près de Munich, devrait lui aussi être impacté, selon les syndicats.

Interrogé sur la possibilité de licenciements secs, le pdg d'Airbus, Fabrice Brégier, a assuré jeudi que le groupe avait "une tradition de dialogue social qui a toujours permis, normalement, de trouver des solutions comme avec Power 8", un plan de suppression de 7.900 postes, lancé en 2007, et qui s'est fait sans aucun licenciement. Il y a de fortes chances qu'Airbus annonce un PSE (Plan de sauvegarde de l'emploi), nouvelle appellation du "plan social", estime cependant FO, majoritaire chez Airbus.

Les éventuels licenciements secs ne devraient pas être annoncés dès ce mardi, le comité de ce jour se limitant au nombre de suppressions de postes. Les négociations sur leur traitement social, donc des éventuels licenciements, ne s'ouvriront qu'en janvier 2017, et jusqu'au 1er juillet, date de la mise en oeuvre de la restructuration.

La réorganisation du groupe, baptisée Gémini, consiste à fusionner à Toulouse les sièges de la branche d'aviation commerciale (Airbus SAS, 70% de l'activité) avec le groupe (Airbus Group SAS). Cette fusion-intégration, qui touche presque exclusivement les fonctions administratives et non opérationnelles, doit fait naître une nouvelle entité baptisée tout simplement "Airbus". Elle est destinée à éviter les "duplications" et à gagner en "agilité", selon la société.

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