Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social

Nouveau redressement judiciaire pour la Chocolaterie de Bourgogne

mardi 7 novembre 2017 à 19:14 - Mis à jour le mardi 7 novembre 2017 à 19:28 Par Jacky Page, France Bleu Bourgogne

La Chocolaterie de Bourgogne à Dijon est de nouveau en difficulté. L'entreprise qui avait été reprise en 2015 par un fonds d'investissement, a été placée le 31 octobre en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Dijon, trois mois après l'intervention de nouveaux actionnaires.

195 salariés travaillent à la Chocolaterie de Bourgogne et redoutent une réduction d'effectifs.
195 salariés travaillent à la Chocolaterie de Bourgogne et redoutent une réduction d'effectifs. © Radio France - Jacky Page

Dijon, France

L’histoire se répète pour la chocolaterie dijonnaise qui au fil des ans a souvent changé de mains. Anciennement Lanvin, Nestlé, Barry-Callebaud, puis rachetée par trois associés avant d’être reprise par un fonds d’investissement néerlandais et un producteur de cacao ghanéen, l’entreprise compte aujourd’hui encore 195 salariés. L'usine avait perdu une centaine d'emplois à l’occasion du redressement judiciaire de 2014, suivi d’une reprise l’année suivante.

"Elle est bien, cette usine"

Patrick travaille à la chocolaterie depuis 23 ans. « Je suis fier du travail que je fais, et je le fais du mieux possible, comme tous les salariés de l’entreprise », déclare ce salarié qui ajoute qu’ « elle est bien, cette usine ». Il lui manque selon lui des actionnaires qui la soutienne, et des clients qui apportent de gros volumes, car les lignes de production sont conçues pour de gros volumes, et fabriquer moins de produits sur ces lignes génère des frais.

Après la reprise en 2015, qui avait entraîné une centaine de suppression d'emplois, l'investisseur ghanéen producteur de cacao, s'était retiré quelques mois plus tard, laissant l'entreprise entre les mains du seul fonds d'investissement néerlandais. « Cela fait plusieurs mois qu'on est dans un cercle infernal », déplore Christian Bougnon, délégué CFDT. "On n'a pas toujours les finances pour acheter nos matières. On reporte les livraisons à nos clients qui parfois se désengagent ».

Quelques semaines pour trouver un repreneur

Selon lui, il ne serait pas surprenant qu’au lieu des 58 millions de chiffre d'affaires prévu par le commissaire aux comptes de l'entreprise, on n'en fasse que la moitié. De toute évidence, les 5 millions d'euros injectés l'été dernier par les trois nouveaux actionnaires, Caisse d’Épargne de Bourgogne-Franche-Comté, Rubis Capital et ACG Holding, n'auront pas suffi à ramener la Chocolaterie de Bourgogne à l'équilibre. La direction de l'entreprise était injoignable ce mardi.

Le tribunal de commerce de Dijon attend les offres de reprise jusqu’au 27 novembre. Cette fois, espère Christian Bougnon, il faudrait que le repreneur ne soit pas un fonds d'investissement, mais un industriel qui ait un vrai projet pour l'entreprise. Il ne se fait guère d'illusions et s'attend à une nouvelle réduction d'effectifs.