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Nouvel an : les professionnels du cotillon ne sont pas à la fête dans la métropole rennaise

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Par , France Bleu Armorique

Sans dérogation au couvre-feu, le réveillon de la Saint-Sylvestre sera moins festif cette année. Les gérants de magasins d'articles de fête de la métropole rennaise misent gros sur ces derniers jours avant le 31 décembre, la période la plus importante de l'année.

Anthony Morice de Festi'Rennes fait le bilan d'une année compliquée, avec un deuxième confinement tombé quelques jours avant Halloween
Anthony Morice de Festi'Rennes fait le bilan d'une année compliquée, avec un deuxième confinement tombé quelques jours avant Halloween © Radio France - Maxime Glorieux

Alors qu'il n'y a plus de dérogation au couvre-feu pour le réveillon de la Saint-Sylvestre, les envies de fête ont été revues à la baisse dans les foyers. Pour les gérants de magasins d'articles de fête, les trois derniers jours de l'année sont pourtant les plus importants, surtout après une sombre année 2020.

Ce magasin propose cette année des cotillons dans de plus petits formats, pour s'adapter à la règle du six à table.
Ce magasin propose cette année des cotillons dans de plus petits formats, pour s'adapter à la règle du six à table. © Radio France - Maxime Glorieux

Dans la métropole rennaise, les professionnels du cotillon ne sont donc pas à la fête. Dans le magasin Festi'Rennes, on ne peut pas rater l'affiche "-50% sur tous les déguisements" à l'entrée. "Aujourd'hui on est tellement impactés qu'on en devient presque blasés", glisse le gérant.

De plus petits formats

Pour la première fois, Anthony Morice est dans le flou dans cette période très importante. "On sait normalement très bien estimer quel chiffre on va faire sur les derniers jours de l'année, sauf qu'aujourd'hui on est complètement dans l'inconnu. Est-ce que les gens vont acheter des cotillons, des nappes, des déguisements ? On en sait rien !"

L'année 2021 sera décisive, surtout pour les commerces indépendants d'articles de fête.
L'année 2021 sera décisive, surtout pour les commerces indépendants d'articles de fête. © Radio France - Maxime Glorieux

Le gérant ne peut pas compter sur les grands réveillons des professionnels du monde de la nuit pour sauver la perte de chiffre d'affaires due à la crise sanitaire. "Les réveillons des bars, restaurants, bowlings et discothèques n'auront pas lieu donc pour nous c'est pénalisant."

Avec la règle du six à table, le gérant s'est adapté en proposant de plus petits formats. "Les années passées, on était sur des boîtes de cotillons pour vingt à cinquante personnes, mais on a revu nos conditionnements à la baisse, on est sur cinq ou dix maximum."

Chacun sa sarbacane et ses cotillons

Parce qu'il le répète : on peut faire la fête sans propager le virus. Il suffit que chacun ait ses propres sarbacanes et cotillons, en respectant le protocole sanitaire. "Il faut prendre des gants pour les distribuer à chaque personne, et on peut les préparer dans l'assiette", explique-t-il devant le rayon dédié, en dessous d'immenses chiffres gonflables "2021". 

Alors que la nouvelle année arrive à grand pas, c'est l'heure de faire le bilan d'une année compliquée. "Le dernier confinement est tombé le 28 octobre qui est pour nous la pire date de l'année puisque c'est notre plus grosse période d'activité avec Halloween, regrette celui qui a "perdu trois journées très importantes dans l'année" avant d'ajouter : "On espère rattraper une partie sur la dernière semaine de décembre."

On ne pourra pas tenir six mois de plus

"On a au moins la chance d'être une chaine, ça permet de mutualiser les pertes, analyse-t-il. Les indépendants qui ne vont pas faire Halloween, pas la fin de l'année et il n'y aura pas de carnaval non plus !"

Karine Dubois, elle, tient un commerce indépendant, l'un des plus vieux du centre-ville de Rennes, La boire à rire. L'année qui arrive va être décisive : "Je travaille avec les matchs de foot, les kermesses au mois de juin, les mariages, les soirées étudiantes... On n'a plus tout ça. On espère que ça va vite reprendre car on ne pourra pas tenir six mois de plus, ça c'est certain." La propriétaire a fait cette année moins de la moitié de son chiffre d'affaires habituel.

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