Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : La nouvelle éco : comment le coronavirus bouleverse l’économie

La nouvelle éco : dans l'Orne, le groupe Lemoine tourne à plein régime pour fabriquer masques et écouvillons

Athis-Val-de-Rouvre

Transformer sa production pour répondre aux impératifs de matériel sanitaire : c'est ce qu'a fait le groupe Lemoine depuis le printemps. L'entreprise basée dans l'Orne a totalement adapté sa production pour fabriquer des écouvillons pour les dépistages du coronavirus, puis des masques.

Le groupe Lemoine a bouleversé sa production depuis mars pour fabriquer des écouvillons et masques chirurgicaux
Le groupe Lemoine a bouleversé sa production depuis mars pour fabriquer des écouvillons et masques chirurgicaux © Radio France - Morgane Heuclin-Reffait

Ce sont les premiers à s'être lancés dans la fabrication d'écouvillons pour les tests de dépistage du coronavirus au printemps : depuis le début de la crise, le groupe Lemoine basé dans l'Orne ne cesse d'adapter sa production pour répondre aux besoins sanitaires. Il tourne aujourd'hui à plein régime. 

Une nouvelle ligne de production

Début septembre, une nouvelle machine a été installée sur le site d'Athis-Val-de-Rouvre, près de Flers, pour lancer la fabrication de masques chirurgicaux 100% normands. Un investissement d' 1,6 million d'euros pour l'entreprise et "un pari" sur l'avenir :  "nous fabriquons aujourd'hui 400.000 masques par jour et on compte en produire 30 millions d'ici la fin de l'année, explique la directrice générale Jeanne Lemoine. C'est conséquent par rapport aux besoins français"

L'objectif : "ne plus dépendre de l'Asie et être en circuit court". Pour cela, les équipes ont été renforcées : douze personnes ont travaillé sur le projet depuis le mois de mai et 30 collaborateurs embauchés. Une nouvelle étape après le lancement de la production d'écouvillons au printemps. "Nous avons pu réagir très rapidement pour ça, un peu moins pour les masques car il fallait construire la machine nécessaire en Italie", précise la directrice générale du groupe. 

Carnet de commandes plein

Avec la seconde vague et la circulation du coronavirus qui ne faiblit pas, l'activité promet d'être soutenue encore plusieurs mois dans l'entreprise. Plus de 17,4 millions de masques chirurgicaux étaient en commande fin octobre, surtout de la part d'entreprises. Quant aux écouvillons, "on en fabrique toujours 300.000 par semaine environ, avant qu'ils soient stérilisés par une autre entreprise normande", indique Jeanne Lemoine. 

"On a toujours la capacité de mettre à disposition de nos services de santé _des écouvillons 100% français, 100% normands et 100% ornais_" ajoute-t-elle. Même chose pour les masques selon elle : "il y a eu beaucoup d'initiatives prises en France pour les fabriquer mais ça n'est pas suffisant, surtout avec le rebond que nous vivons de la pandémie à l'heure actuelle"

Choix de la station

À venir dansDanssecondess