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Dossier : La nouvelle éco : comment le coronavirus bouleverse l’économie

La nouvelle éco : pour des brocanteurs de Savoie, "internet est une béquille dans la situation actuelle"

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Par , France Bleu Pays de Savoie

La crise du Covid-19 n'épargne personne. Les brocanteurs et les bouquinistes ont du mal à vendre. Seules quelques brocantes professionnelles sont maintenues. Pour Jean-Yves Margotton, bouquiniste depuis 20 ans et représentant des brocanteurs à Chambéry, internet sauve un peu la mise.

Image d'illustration
Image d'illustration © Maxppp - Pierre HECKLER

Difficile de réussir à vendre quand on ne vit quasiment que des marchés, salons et brocantes. Certains utilisent internet, comme le bouquiniste Jean-Yves Margotton. Mais à distance, les livres se vendent mieux que les bibelots. Plusieurs brocanteurs commencent à avoir du mal à joindre les deux bouts, comme l'explique le représentant des brocanteurs à Chambéry. 

France Bleu Pays de Savoie - Pas de salon du livre, très peu de brocantes... Vous vous en sortez comment en ce moment ? 

Jean-Yves Margotton - Effectivement, c'est un peu compliqué. Certaines brocantes professionnelles sont quand même autorisées, ce qui nous permet de pouvoir déballer et de travailler un peu. Il y a des traitements différents en fonction des départements : en Isère les brocantes professionnelles sont interdites, mais en Savoie et Haute-Savoie elles sont autorisées.

Pendant ces brocantes professionnelles, est-ce qu'il y a autant de monde que d'habitude ou c'est plus calme ?

C'est quand même plus calme, parce que ces brocantes ont lieu dans les centres-villes : place Saint-Léger à Chambéry, dans les vieilles rues d'Annecy... Tous les bars et les restaurants étant fermés, et avec l'ambiance générale du covid, ça draine moins de monde.

Vous avez aussi un site web, ce n'est pas trop compliqué de vendre des objets d'occasion qu'on a sûrement plus envie de toucher et de voir en vrai sur internet ? 

En ce qui concerne le livre, ça fait déjà plus de quinze ans que j'en vends sur internet. Donc j'ai déjà une certaine habitude. Une partie de mon chiffre d'affaires était assuré par la vente en ligne. Il est vrai qu'internet est une béquille dans la situation actuelle.

Justement avec tout ce contexte, économiquement, comment ça va pour vous Jean-Yves Margotton ? Est-ce que c'est une grosse perte ou vous arrivez quand même à compenser tous ces salons du livre et brocantes annulés grâce à internet ?

Je vais avoir une perte, une perte nette de 10 %. Elle aurait pu être plus importante si je n'avais pas bénéficié à deux moments des aides de l'Etat, qui sont données de manière extrêmement simple. Ensuite, il y a une évolution du marché sur internet cette année. J'ai fait beaucoup plus de ventes que d'habitude. Par contre, en ce qui concerne les brocanteurs qui ne travaillent que sur des marchés, des salons ou des brocantes, les conditions économiques sont beaucoup plus difficiles. Plusieurs se sont retrouvés avec des chiffres d'affaires qui ont fortement chuté. Ils se sont un peu rattrapés pendant l'été, mais il y a des mois où ils sont à zéro. 

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