Économie – Social

Nouvelle journée de mobilisation contre les réformes du gouvernement, peu de perturbations dans les transports

Par Géraldine Houdayer, France Bleu mercredi 15 novembre 2017 à 10:11 Mis à jour le jeudi 16 novembre 2017 à 10:46

Une manifestante à Marseille le 16 novembre 2017
Une manifestante à Marseille le 16 novembre 2017 © AFP - boris HORVAT

La CGT, FO, la FSU, l'Unef, l'UNL et la Fidl organisent ensemble, ce jeudi, une nouvelle journée de grève et de manifestations contre les réformes du gouvernement, qu'ils estiment trop libérales. Le trafic ferroviaire et aérien est quasiment normal.

CGT et FO organisent côte à côte, avec d'autres syndicats, une journée de mobilisation ce jeudi contre les réformes "libérales" du gouvernement. C'est la première fois que la CGT et FO manifestent ensemble depuis le début du quinquennat. Le mot d'ordre de cette journée de grèves et de manifestations, également à l'appel de Solidaires, de la FSU et d'organisations de jeunesse (Unef, UNL, Fidl), est large, visant les salariés du privé et du public. Mais la division syndicale reste de mise. Si la CFDT et la CFE-CGC critiquent les ordonnances et les mesures d'économies dans la fonction publique, elles n'ont pas rejoint l'appel, malgré les demandes insistantes d'une partie des militants.

Peu de perturbations sur les rails et dans les airs

Dans les gares comme les aéroports, le trafic est quasi normal. La SNCF connaît seulement de légères perturbations sur les réseaux TER et Intercités, où 80% des trains roulent. Le trafic aérien est lui aussi très peu perturbé par ce mouvement.

Les perturbations près de chez vous

Des perturbations étaient annoncées dans les transports mais aussi dans les établissements scolaires à Bordeaux, Toulouse, Marseille et dans l'Hérault. Les transports sont aussi perturbés dans le Nord-Pas-de-Calais, dans l'agglo de Besançon, en Auvergne dans la Marne et les Ardennes, ou encore en Côte-d'Or. Les personnels de l'hôpital de Mayenne sont également appelés à la grève.

La réforme du Code du travail cristallise la colère

Le mot d'ordre de cette journée de mobilisation est large, mais l'opposition à la réforme du Code du travail reste au centre des oppositions. Pour l'exécutif, la page des ordonnances est tournée, même si le projet de loi de ratification doit encore être débattu à l'Assemblée nationale du 21 au 24 novembre, avant un vote le 28. La semaine dernière, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a une fois de plus défendu une réforme qui va "protéger les salariés" et _"libérer les capacités d'initiative des entreprises". U_ne vision que ne partagent pas les syndicats qui ont, au contraire, alerté les députés des "dangers" de cette réforme.

Lycéens et étudiants contre la réforme de l'entrée à l'université

En outre, plusieurs organisations lycéennes, étudiantes ou enseignantes (Unef, Snesup-FSU, UNL) ont appelé à manifester ce jeudi pour contester le projet de loi redéfinissant les modalités d'entrée à l'université. Ce texte, qui doit être présenté la semaine prochaine en conseil des ministres, menace "le libre accès à l'enseignement supérieur", selon elles.

La première mobilisation contre les ordonnances avait réuni dans toute la France le 12 septembre entre 500.000 (selon les syndicats) et 223.000 personnes (police), puis le mouvement s'est nettement essoufflé au cours des deux journées de mobilisation suivantes.