Économie – Social

Nouvelle journée de mobilisation pour les infirmiers, appelés à la grève

Par Thibaut Lehut, France Bleu mardi 24 janvier 2017 à 11:29 Mis à jour le mardi 24 janvier 2017 à 14:30

Les infirmiers avaient déjà manifesté le 8 novembre dernier, ici à Lyon.
Les infirmiers avaient déjà manifesté le 8 novembre dernier, ici à Lyon. © Maxppp -

Déjà mobilisées en novembre, une dizaine d'organisations d'infirmiers (essentiellement salariés) appellent à la grève mardi pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail et le "mépris" du gouvernement à leur égard.

Point d'orgue de cette nouvelle journée de mobilisation des infirmiers : une manifestation nationale, qui partira à 13h de la gare Montparnasse à Paris en direction du ministère de la Santé. Les infirmiers sont en effet une nouvelle fois appelés à la grève, ce mardi, par une dizaine d'organisations. Aucune perturbation n'était à prévoir dans les hôpitaux, les personnels pouvant être assignés pour assurer la continuité des soins.

"Dans tous les secteurs, nous rencontrons des conditions de travail dégradées qui ne nous permettent pas d'assurer correctement nos missions", a expliqué lundi lors d'un point de presse la présidente de la Coordination nationale infirmière (CNI), Nathalie Depoire. "Restrictions économiques", manque de personnels, cadences infernales ou encore "mépris" de la profession continuent de "générer un mal-être", reflété cet été par le suicide d'au moins cinq confrères, a-t-elle ajouté.

Une mobilisation moins importante

La mobilisation s'annonce cependant moins importante que celle du 8 novembre, où des milliers d'infirmiers et aides-soignants avaient battu le pavé dans un mouvement unitaire inédit depuis 30 ans. Plusieurs syndicats ont en effet choisi de ne pas réitérer leur appel à la grève. La première organisation d'infirmiers libéraux, la FNI, a ainsi jugé la date du 24 janvier prématurée dans le contexte de la présidentielle. La Fnesi (étudiants), qui a récemment obtenu l'alignement des bourses dans les filières paramédicales sur celles de l'ensemble du supérieur, a elle préféré privilégier "le dialogue" avec le ministère. Également représentée le 8 novembre, l'intersyndicale CGT-FO-SUD appelle quant à elle à une grève nationale le 7 mars.

De fait, ils n'étaient que 200 à manifester à Paris à la mi-journée.

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, avait dévoilé début décembre un plan pour l'amélioration de la qualité de vie au travail des soignants. Il prévoit notamment 30 millions d'euros sur trois ans, pour des services de santé au travail dans les groupements hospitaliers de territoire.