Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Nouvelle manifestation des VTC contre l'ubérisation autour des aéroports parisiens

-
Par , , France Bleu Paris, France Bleu
Paris, France

Plusieurs dizaines de chauffeurs VTC bloquent l'accès autoroutier à l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle ce vendredi matin. Ils demandent une meilleure rémunération et dénoncent "l'humiliation" que leur infligent, selon eux, les plateformes de réservation.

Manifestation des VTC, le 15 décembre 2016, porte Maillot, à Paris
Manifestation des VTC, le 15 décembre 2016, porte Maillot, à Paris © Maxppp - Thomas Padilla

Difficile de circuler ce vendredi matin aux abords des aéroports parisiens. Des opérations escargot ont été organisées dès 6 heures sur la A106 en direction d'Orly, et sur l'A1 rendant l'accès très difficile à l'aéroport de Roissy. A 7h40, l'accès depuis l'autoroute "était totalement saturé", en raison de la mise en place d'un "gros barrage" en amont de la plateforme, impliquant plusieurs dizaines de véhicules venus de la Porte Maillot, à Paris.

Le préfet délégué aux aéroports Philippe Riffault a déploré "le comportement inadmissible de certains chauffeurs de VTC obligeant des clients de VTC ou taxis à descendre du véhicule parfois brutalement provoquant la peur des passagers".

Plusieurs centaines de chauffeurs VTC ont déjà manifesté leur colère jeudi à Paris. Ils dénoncent la paupérisation de leur profession et la toute-puissance des plateformes de réservation. Le géant américain Uber concentre les critiques, une semaine après avoir d'un côté revalorisé ses tarifs, et de l'autre augmenté sa commission de 20 à 25%.

Des chauffeurs rassemblés jeudi matin, place de la porte Maillot à Paris.
Des chauffeurs rassemblés jeudi matin, place de la porte Maillot à Paris. © Radio France - Nicolas Olivier

Les chauffeurs disent "stop aux 3,75 euros de l'heure"

Plusieurs organisations se sont associées pour exiger à la fois "la hausse de la tarification, la baisse des commissions, la fin du salariat déguisé et des décisions unilatérales des applis... En un mot, le respect". Le syndicat SCP-VTC (affilié à l'UNSA) entend dire "stop aux 3,75 euros de l'heure", et s'en prend à l'application reine, avec des slogans comme "Ubériser pour régner" et "360h par mois = un Smic ! Merci qui ?".

Uber cristallise les critiques des chauffeurs.
Uber cristallise les critiques des chauffeurs. © Radio France - Nicolas Olivier

Plus globalement, c'est le phénomène d'ubérisation de la société qui est fustigé par l'ensemble des professionnels. Les VTC ont d'ailleurs reçu le soutien de Danielle Simonnet, conseillère de Paris. Au micro, la coordinatrice du Parti de gauche a dénoncé "la régression sociale sans précédent qu'est l'ubérisation, qui a créé des milliers d'auto-entrepreneurs exploités", sous les applaudissements des chauffeurs. Une proposition de loi pour réguler le secteur du transport public particulier de personnes doit être votée à l'Assemblée nationale lundi 19 décembre.

La CFDT appelle les chauffeurs à se déconnecter massivement

La fédération CFDT des transports, qui a choisi de ne pas s'associer à la première journée d'action, jeudi, est le seul à avoir rencontré la direction d'Uber, lundi. Des discussions visant à améliorer la rentabilité et la protection sociale des chauffeurs ont été promises par la multinationale pour 2017. D'autres acteurs comme les start-up françaises Allocab et Marcel ont aussi annoncé la mise en place de groupes de parole avec leurs partenaires dans les prochaines semaines.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu