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Économie – Social

Nouvelle manifestation parisienne des auto-écoles contre la réforme du permis

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

Environ 500 voitures-écoles de toute la France se sont rassemblées tôt lundi matin aux portes de Paris, avant de perturber la circulation sur le périphérique. Comme le 11 février, les professionnels protestent contre la réforme du permis de conduire qui menace selon eux la filière.

Des auto-écoles rassemblées lundi matin cours de Vincennes (Paris 20e).
Des auto-écoles rassemblées lundi matin cours de Vincennes (Paris 20e). © Radio France - Nicolas Olivier

Paris, Île-de-France, France

Sept semaines après leur premier coup d'éclat parisien où 4.000 à 4.500 véhicules avaient défilé, les auto-écoles étaient nettement moins nombreuses ce lundi. Décorés de ballons multicolores et d'affiches brocardant "l'ubérisation du permis de conduire", quelque 500 véhicules venus de toute la France se sont rassemblés en début de matinée porte de Clignancourt, porte d'Auteuil, porte d'Orléans et porte de Vincennes, avant de converger vers la place de la République à la mi-journée. 

Un permis à prix cassé ?

Les trois organisations de la profession (CNPA, Unic et Unidec) appelaient à cette nouvelle journée de grève et de manifestation contre le futur projet de loi sur la réforme du permis de conduire. Le gouvernement a promis de diminuer le coût de l'examen, et envisagerait d'imposer un agrément national (au lieu de départemental aujourd'hui) ce qui favoriserait les plateformes en ligne, accusées de casser les prix. Le phénomène, qui a commencé avec la loi Macron en 2015, a grandement fragilisé les auto-écoles à l'équilibre déjà précaire. "On est taxé à 70%, et on se retrouve face à des startups qui n'ont quasiment pas de charges et qui font travailler des auto-entrepreneurs", s'insurge Alain Martin, secrétaire national du CNPA.

Des milliers d'emplois menacés

Face à cette concurrence qu'elles estiment déloyale, les auto-écoles traditionnelles ont de moins en moins de clients, et la plupart ont déjà dû licencier des enseignants. Quand elles n'ont pas carrément fait faillite. "Jusqu'en juin dernier on avait cinq moniteurs, on en a plus que trois parce que les élèves vont sur ces plateformes-là, explique Yann le Bris, qui dirige une auto-école à Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne). On ne peut pas garder indéfiniment nos enseignants si on n'a personne qui vient dans nos boutiques. Parmi nous, y'en a beaucoup qui ferment à cause de ça." Les syndicats estiment que près du tiers des entreprises ont déposé le bilan depuis quatre ans. Tous le disent : l'avenir des 40.000 salariés français de la filière est en jeu. 

Pire, cette dérégulation au profit de startups entraîne une baisse de la qualité de la formation, d'après les auto-écoles. Qui redoutent des conséquences à long terme pour la sécurité routière. Les organisations espéraient être reçues dans l'après-midi à Matignon, pour transmettre les doléances de toute la profession. 

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