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Économie – Social

Nouvelles inquiétudes chez Steva à Bessines sur Gartempe

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Par , France Bleu Limousin

La tension remonte d'un cran chez Steva, à Bessines sur Gartempe. Le groupe italien OMA confirme son intérêt pour reprendre l'entreprise d'emboutissage, toujours en redressement judiciaire, mais sa proposition prévoit 42 licenciements. Inacceptable pour les salariés.

Les salariés de Steva sont toujours dans l'attente d'une offre de reprise acceptable à leurs yeux
Les salariés de Steva sont toujours dans l'attente d'une offre de reprise acceptable à leurs yeux © Radio France - Jérôme Edant

Bessines-sur-Gartempe, France

Le projet industriel du groupe italien OMA, repreneur potentiel de l'usine d'emboutissage Steva à Bessines sur Gartempe, mais avec 42 licenciements évoqués, sa déclinaison sociale relance les inquiétudes et les doutes chez les salariés. 

Le sursis de 6 mois supplémentaires, accordé par le tribunal de commerce de Lyon en octobre dernier pour laisser le temps à des repreneurs de concrétiser leurs offres, avait pourtant soulagé les employés, appuyés par le conseil régional et plusieurs élus locaux. Le groupe italien OMA s'était alors déjà manifesté, avançant un objectif industriel et des intentions solides.

Un projet inadmissible en l'état !"  -  Bruno Grimaux, représentant FO de Steva Limousin

Mais dans leur lettre d'intention, première étape avant une offre ferme de reprise, les italiens y vont donc franco : 42 licenciements sur les 110 emplois.

"C'est inadmissible !" clame Bruno Grimaux, représentant FO des salariés de Steva. Inadmissible car, selon lui, l'usine tourne très bien en ce moment. Le mois de novembre est bénéficiaire, ce qui n'était pas arrivé depuis des lustres, et l'année 2018 sera quasiment à l'équilibre après un exercice 2017 catastrophique qui avait provoqué le redressement judiciaire.

Aux yeux du syndicaliste, c'est la preuve que les choses vont mieux et qu'il y a du travail pour les salariés. "Si c'est pour reprendre la boîte, mettre 42 personnes dehors, et puis ensuite rembaucher des intérimaires l'année prochaine, ça ne sert à rien" s'agace Bruno Grimaux.

L'usine deviendrait un simple site de production

Autre source d'inquiétude : il n'y aurait pas de direction locale à Bessines. L'usine ne serait qu'un simple site de production du groupe OMA, sans autonomie et sans pouvoir développer ses propres produits comme Steva le fait actuellement, notamment avec le concept de chariot connecté. Bref, cette situation rendrait le site trop dépendant et trop fragile selon les représentants des salariés.

Pour eux, pas question d'en rester là. Ils ont donc demandé à rencontrer les dirigeants d'OMA. Ceux-ci viendront sur le site mercredi prochain et, avant cette visite, les représentants des salariés et tous les acteurs du dossier ont rendez-vous à la préfecture de la Haute-Vienne lundi.

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