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Économie – Social

Nutella, Coca, Danette, Ricard : les prix de nombreux produits de marque vont augmenter

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Par , France Bleu

Avec l'application de la loi Alimentation, les prix de nombreux produits de marque vont augmenter de 6,3% en moyenne, révèle Le Parisien ce mercredi. En cause, la marge minimum de 10% imposée à la grande distribution. Les prix des marques distributeur pourraient baisser.

Les produits de plusieurs grandes marques vont augmenter ce 1er février.
Les produits de plusieurs grandes marques vont augmenter ce 1er février. © Maxppp - Lionel VADAM

C'est l'un des effets de la loi alimentation sur les produits vendus par la grande distribution : les prix de nombreux articles de marque vont augmenter à partir du 1er février. En cause, l'obligation pour les supermarchés et hypermarchés de vendre avec au moins 10% de marge, pour éviter les ventes à perte et les promotions trop agressives. C'est ce genre de promotion, à 70%, qui avait déclenché les "émeutes au Nutella" qui se sont produites début 2018 dans certains supermarchés.

Le Parisien révèle, ce mercredi, que de nombreux articles de marque vont augmenter leur prix, de 6,3% en moyenne : le pot de Nutella, les céréales Chocapic, les biscuits Prince de Lu, l'eau minérale Evian, les crèmes Danette, les yaourts Danone, le fromage Caprice des Dieux, le jus d'orange Joker, le camembert Président, le lait Guigoz, ou encore le Pastis Picard.

Le relèvement du seuil de revente à perte en cause 

Avec la loi Alimentation, l'État espère que la distribution pourra mieux rémunérer les producteurs issus de toutes les filières agricoles, régulièrement rémunérés en dessous de leur prix de revient.

Pour cela, la loi prévoit le relèvement de 10% du seuil de revente à perte, prévu par la loi. Au 1er février, les supermarchés ne pourront donc plus vendre à perte les produits d'appel, souvent en promotion pour attirer les clients. Ils devront être vendus au minimum 10% plus cher qu'ils ont été achetés. Ce sont en général des produits de marque fabriqués par des géants de l'agroalimentaire.

Les marques distributeur bientôt moins chères 

Plusieurs enseignes ont déjà annoncé, en compensation, des baisses de prix sur leurs marques distributeurs. Certaines enseignes vont aussi proposer des avantages ciblés sur des produits "préférés" des clients qui détiennent une carte de fidélité, a indiqué Cédric Chéreau, spécialiste de la promotion dans la grande distribution, à l'AFP.

Selon le ministre de l'Agriculture, 4% des produits vont augmenter 

Le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume a admis, ce mercredi, que les prix de certains produits de marque allaient augmenter. Il évoque une hausse sur 4% de la totalité des produits vendus.

"Je le regrette, j'aurais voulu que ce soit différemment. On essaie une chose, c'est qu'on ait encore une agriculture en France, pour arrêter d'acheter des produits qui viennent d'Amérique ou des pays de l'Est" a-t-il déclaré sur franceinfo. Dans les supermarchés, "500 produits sur 13.000" devraient ainsi augmenter le 1er février, alors que dans les hypermarchés, "c'est 800 produits sur 20.000" qui sont concernés, selon le ministre.

Il faut peut-être que la distribution fasse un petit moins de profits" - Didier Guillaume, ministre de l'Agriculture 

"La loi ne dit pas qu'il faut augmenter le Nutella, elle stipule qu'une grande surface ne peut pas vendre de produits aux consommateurs moins cher que ce que ça vaut", s'est défendu le ministre. "Ce que je demande aux grandes surfaces, c'est de trouver moyen de répartir les marges différemment, de répartir les choses mieux, l'objectif est que les produits agricoles soient vendus à leur juste valeur", a-t-il ajouté. "Il faut peut-être que la distribution fasse un petit moins de profits".

"Lorsque les gens achètent de la viande, du poisson", les prix "seront protégés, contrairement à avant", a précisé le ministre, "surtout sur les marques de distributeurs". "Ce qui m'importe, c'est que les consommateurs et les agriculteurs s'y retrouvent."

Leclerc mène la fronde contre la loi Alimentation 

La Fédération du commerce et de la distribution, qui regroupe tous les acteurs de la distribution à l'exception de Leclerc, a plutôt bien reçu ce message. "Ce sur quoi tous les acteurs économiques, sauf Leclerc, se sont mis d'accord, c'est qu'il faut changer le système, de façon à ce qu'on revienne à des prix normaux, et que ça permette d'améliorer le sort des agriculteurs. Et de ce point de vue, je trouve qu'il n'y a rien de choquant à ce que le prix du Ricard puisse augmenter un peu si ça permet d'augmenter le prix payé aux éleveurs laitiers pour un litre de lait", a réagi le délégué général de la Fédération, Jacques Creyssel, auprès de l'AFP.

Leclerc, qui mène la fronde contre la loi Alimentation au nom de la lutte pour le pouvoir d'achat, continue de son côté à fustiger cette loi. Michel-Edouard Leclerc a notamment estimé que rien ne prouvait que la marge dégagée par l'augmentation du prix de ces produits bénéficiera aux agriculteurs.

 

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