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Économie – Social

Objectifs bio, végétal et Espagne pour le groupe isérois Pierre Martinet

lundi 2 avril 2018 à 6:08 Par Céline Loizeau, France Bleu Isère

A 70 ans, Pierre Martinet, le "traîteur intraitable" a encore des projets plein la tête pour son groupe qui compte 6 sites en France. Le siège est basé en Nord-Isère à Saint-Quentin-Fallavier

C'est en 1977 que Pierre Martinet fonde sa société Martinet SAS, mais sa première "affaire", c'est la reprise d'une boucherie-charcuterie dans l'Ain.
C'est en 1977 que Pierre Martinet fonde sa société Martinet SAS, mais sa première "affaire", c'est la reprise d'une boucherie-charcuterie dans l'Ain. © Maxppp -

Saint-Quentin-Fallavier, France

C'est fin 1968, à 21 ans que Pierre Martinet se lance dans les affaires. Il reprend une boucherie-charcuterie à Jujurieux dans l'Ain. A l'époque, aucun salarié et un chiffre d'affaire de 135.000 francs. Entre temps, bien sûr, il a mené d'autres projets et son entreprise affiche un effectif de 680 salariés sur ses 6 usines françaises, dont 300 à Saint-Quentin-Fallavier où est basé le siège du groupe. Le chiffre d'affaire, lui, pour 2017 avoisine les 160 millions d'euros, soit une progression de près de 14% par rapport à 2016.

Si le produit historique du groupe est la salade de museau et son produit phare le taboulé oriental, il mise désormais aussi sur des salades sans gluten, des salades avec un apport en protéines 100% végétales et des salades bio. "Le bio pourrait représenter d'ici plusieurs années 4-5% de notre chiffre d'affaire", détaille Pierre Martinet, mais il le précise, l'approvisionnement en bio n'est pas simple malgré la demande des consommateurs. Le groupe, dont les produits sont présents en Suisse, en Belgique notamment, veut y prendre plus de place, mais si on parle export, son objectif principal, c'est l'Espagne, où il est présent depuis le début des années 2000. 

Bilan 2017 et objectifs pour l'avenir

A 70 ans, pas encore envie de retraite, mais il songe à la suite

Pour accompagner ce développement, l'entreprise compte ouvrir son capital à des financiers. "Des discussions vont démarrer en mai", précise Pierre Martinet. Aujourd'hui, le capital de la société est détenu à 90% par la famille Martinet, moins de 10% pour l'entreprise vendéenne la Belle Henriette (rachetée en 2010 par Pierre Martinet) et une toute petit part pour un actionnaire des débuts.

Le "traiteur intraitable" a donc plein de projets. Lui qui aura 71 ans en juillet ne songe pas pour l'instant à la retraite, mais il ne cache pas qu'il pense à la suite. Prochainement, il aura à ses côtés un directeur général adjoint en la personne d'Olivier Terme qui arrive de chez Sony. Quant à ses deux plus jeunes enfants, ils ne disent pas "non". Sa fille Selin, 18 ans, était d'ailleurs présente à ses côtés lors de la présentation de ses chiffres à Lyon, en milieu de semaine dernière.

Pierre Martinet et sa fille Selin. - Radio France
Pierre Martinet et sa fille Selin. © Radio France - Céline Loizeau