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Officiel : Pyrex reprend la verrerie Duralex à La Chapelle Saint Mesmin

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Orléans, France Bleu Berry

C'est International Cookware qui reprend, sans surprise, l'entreprise Duralex, basée à La Chapelle-Saint-Mesmin, dans le Loiret. L'offre de la maison-mère de Pyrex était la seule en lice et a été validée ce jeudi par le tribunal de commerce d'Orléans. Les emplois sont conservés.

L'usine Duralex de la Chapelle Saint-Mesmin
L'usine Duralex de la Chapelle Saint-Mesmin © Maxppp - Franck Dubray

Le tribunal de commerce d'Orléans a validé ce jeudi après-midi l'offre de la maison mère de Pyrex, International Cookware, pour le rachat de la célèbre verrerie Duralex, basée dans le Loiret et placée en redressement judiciaire depuis septembre.

Jose-Luis Llacona, directeur général de Cookware International, propriétaire de Pyrex, et désormais de Duralex, ici au tribunal de commerce d'Orléans
Jose-Luis Llacona, directeur général de Cookware International, propriétaire de Pyrex, et désormais de Duralex, ici au tribunal de commerce d'Orléans © Radio France - Anne Oger

Cette offre avait été "légèrement améliorée" à hauteur de 400.000 euros, par rapport à la première offre officiellement déposée par International Cookware (basé à Châteauroux) vendredi dernier lors de l'audience devant le tribunal. Le montant total de la cession s'élève donc à 3.550.000 euros. Derrière cette reprise il y a le fonds d'investissement européen Kartesia, principal actionnaire d'International Cookware, la maison-mère de la marque Pyrex, qui emploie 500 personnes, dont 420 dans son usine de Châteauroux. Kartesia crée une autre société International New Opco, dotée de 21 millions d'euros pour racheter Duralex. 

Les emplois sont conservés par Pyrex

246 emplois sont conservés (seuls deux cadres dirigeants de Duralex ne sont pas repris), et le repreneur a prévu d'investir plus de 17 millions d'euros d'ici 2024, dont 12 millions d'euros dès la première année, pour sécuriser et moderniser l'outil de production, vétuste. Le groupe envisage de doubler le chiffre d'affaires en quatre ans, en développant de nouveaux marchés, jamais explorés jusque-là, comme les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne.

Le délégué CGT de Duralex Pascal Colichet, présent au tribunal ce jeudi après-midi dans le cadre d'un rassemblement ayant réuni une vingtaine de salariés, parle d'une "victoire pour les salariés". Un autre salarié, Jean-Marc Gervais, embauché depuis trois ans chez Duralex se dit "soulagé, mais prudent. Duralex en a connu d'autres, on va retourner au travail plus sereinement mais on reste prudent".

La liquidation avait été évoquée au tribunal

Le groupe Pyrex était le seul candidat encore en lice pour racheter la verrerie de La Chapelle-Saint-Mesmin. L'offre était soutenue par les organisations syndicales de Duralex et par les élus locaux : le président PS de la région Centre-Val de Loire François Bonneau, le président PS d'Orléans Métropole Christophe Chaillou et Valérie Barthe-Chenault, maire de La Chapelle-Saint-Mesmin avaient écrit à la procureure de la République d'Orléans mercredi pour apporter leur soutien à une reprise par Pyrex.

Pascal Colichet, secrétaire du CSE de Duralex et délégué CGT
Pascal Colichet, secrétaire du CSE de Duralex et délégué CGT © Radio France - Anne Oger

Jusqu'au bout il y aura eu des incertitudes sur cette reprise par Pyrex, jugée trop basse par les représentants des créanciers, le tribunal de commerce d'Orléans avait même estimé lors de l'audience consacrée à l'examen des différentes options, qu'elle revenait à racheter Duralex à perte. Et la menace de la liquidation judiciaire planait, c'est ce qu'avait demandé un des mandataires, représentant les intérêts des créanciers. Finalement Pyrex avait revalorisé son offre mardi, d'environ 400 000 euros... Suffisant pour convaincre les juges...

Le groupe International Cookware a réagi au jugement du tribunal à travers un communiqué dans lequel elle dit assurer à Duralex un avenir solide, grâce à cette reprise, qui répond "à une logique cohérente et complémentaire entre deux marques iconiques du savoir-faire verrier français, avec in fine la constitution d’un pôle verrier d’ambition mondiale Made In France et plus précisément en région Centre Val-de-Loire".

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