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Économie – Social

Opération escargot des patrons ambulanciers et taxis de Côte-d'Or à Dijon

jeudi 25 octobre 2018 à 7:59 Par Christophe Tourné et Guillaume Farriol, France Bleu Bourgogne

Le financement de la Sécurité Sociale prévoit de transférer la prise en charge du coût des transports en ambulance de la CPAM de Côte-d'Or vers le CHU de Dijon.

ambulanciers en colère (illustration)
ambulanciers en colère (illustration) © Maxppp - Franck Fernandes

Dijon, France

Les syndicats patronaux des ambulanciers et taxis de Côte-d'Or sont en colère et ils le montrent ce jeudi 25 octobre à Dijon. Ils ont mené une opération escargot sur la lino et jusqu'au CHU dans la matinée. Elle a démarré vers 7h30  au rond-point d'Ahuy.

"Ce sont les grands groupes qui récupéreront la part du gâteau"

Les manifestants ne veulent pas de l'article 80 du projet de loi de financement de la sécurité sociale, entré en vigueur le 1er octobre 2018. Avec ce texte, ce sont les hôpitaux qui prennent désormais en charge le coût des transports sanitaires et non plus la sécurité sociale. L'article rend également obligatoire les appels d'offre, par les hôpitaux, pour choisir quelles entreprises seront chargées du transport sanitaire. 

"Ça pose problème parce que nous, les petites structures, nous n'avons pas les reins assez solides pour faire face, explique Pascal Morel, secrétaire général du syndicat des taxis indépendant de Côte-d'or. Ce sont les grands groupes comme Keolys et Transdev qui récupéreront la part du gâteau. Eux, ont la capacité de baisser leur prix pour être plus concurrentiels et donc remporter les appels d'offre.

À terme, Pascal Morel craint la disparition pure et simple de nombreuses sociétés de taxis. En zone rurale comme la Côte-d'Or, elles font la majorité de leur chiffre d'affaires en transportant des malades. 

"Non à l'article 80" - Radio France
"Non à l'article 80" © Radio France - Guillaume Farriol

"Un article profondément injuste"

Les ambulanciers, de leur côté, déplorent un texte qui stigmatise leur travail. "Une fois de plus, ce sont les ambulanciers qui sont visés", assure Bruno Derossi,  vice-président de l'Association des transports sanitaires urgents de Côte-d'Or. "C'est profondément injuste. Pour faire des économies, il faut regarder ailleurs. Nous ne représentons que 2% des dépenses de remboursements de la sécurité sociale."

En effet, le coût du transport sanitaire prescrit par des professionnels de santé représente environ quatre milliards d'euros par an, sur un total de 200 milliards de remboursements annuels par la sécurité sociale. Mais le gouvernement s'inquiète de son augmentation continue ces dernières années (+4,8% par an selon Les Échos). 

Une baisse de la qualité du service ?

Selon les syndicats patronaux des ambulanciers et de taxis, la mesure va également avoir des conséquences sur la qualité des services si des grandes entreprises récupèrent et monopolisent le marché.

"Ce sera un service moins personnalisé" - Pascal Morel