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Économie – Social

Opération "péage gratuit" à Besançon contre la loi Travail

mardi 5 avril 2016 à 20:31 Par Clément Lacaton, France Bleu Besançon

Une soixantaine d'étudiants et de syndicalistes se sont réunis ce mardi au péage de Besançon-Nord, à Ecole-Valentin, pour une opération "péage gratuit". Objectif : récolter des fonds et mobiliser contre la loi Travail.

Opération "péage gratuit" contre la loi travail, à Besançon
Opération "péage gratuit" contre la loi travail, à Besançon © Radio France - Clément Lacaton

Besançon, France

De nombreuses manifestations se sont déroulées ce mardi un peu partout en France contre la loi Travail portée par le gouvernement. Du côté des étudiants, la mobilisation reprend du poil de la bête à Besançon :  une "Nuit debout" bisontine, comme sur la place de la République à Paris, est annoncée samedi 9 avril avec des concerts, place Granvelle (dès 13 heures).

Péage gratuit pour financer les manifestations

Opération "péage gratuit" contre la loi travail, à Besançon - Radio France
Opération "péage gratuit" contre la loi travail, à Besançon © Radio France - Clément Lacaton

En attendant, une soixantaine d'étudiants et de syndicalistes se sont rassemblés mardi au péage de Besançon-Nord à Ecole-Valentin pour une opération "péage gratuit". Leur but : récolter des fonds et mobiliser un maximum d'automobilistes. Toutes barrières ouvertes, sous une pluie battante, ils arrêtent les voitures une à une...

"Vous avez le temps, moi ça fait 44 ans que je travaille !"

Mais ils tombent sur des automobilistes plus ou moins compréhensifs. Certains répondent par des coups de klaxon appuyés en signe de soutien, d'autres passent sans s'arrêter. D'autres enfin s'arrêtent en se montrant plus distants : "Vous ne voulez pas travailler ? Finissez bien vos études surtout. Vous avez le temps, moi ça fait 44 ans que je travaille!"

"La lutte coûte cher"

Pour Louis Bardot, étudiant et membre du Comité de mobilisation de l'université de Franche Comté, l'objectif est clair : élargir le mouvement et financer les prochaines mobilisations : "La lutte coûte cher, il y a des salariés qui se mettent en grève donc c'est aussi par solidarité. Si on veut entamer une convergence avec les personnels du CROUS et de l'université qui n'ont pas les moyens de se mettre en grève, la possibilité c'est de les aider financièrement." Sans compter les voyages des représentants étudiantes vers Paris.

"Reprendre l'argent là où il est"

Un péage, un lieu loin d'être choisi au hasard : "Alors que les sociétés d'autoroute font des profits énormes, poursuit-il, ça permet aussi aux gens de passer gratuitement et de reprendre l'argent là où il est."

A travers cette action, les manifestants promettaient - sur le communiqué distribué aux automobilistes - de "bloquer l'économie contre la loi travail".

  - Radio France
© Radio France - Clément Lacaton