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CARTE - Canicule : 15 départements en vigilance rouge, 49 en orange

"Optimisme", "confiance" : les chefs d'entreprises de Drôme et d'Ardèche veulent croire à la reprise

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Par , France Bleu Drôme Ardèche

Le MEDEF Drôme Ardèche et la CPME 26 ont tenu ce mercredi chacun une conférence de presse sur la relance économique post-confinement, post-coronavirus. Personne ne nie les inquiétudes et les difficultés sur la reprise, mais les patrons veulent sortir de la sinistrose ambiante.

Le préfet de la Drôme Hugues Moutouh aux côtés de Patrick Gonnin et Anne-Marie Escharavil, président et vice-présidente du MEDEF Drôme Ardèche
Le préfet de la Drôme Hugues Moutouh aux côtés de Patrick Gonnin et Anne-Marie Escharavil, président et vice-présidente du MEDEF Drôme Ardèche © Radio France - Nathalie Rodrigues

Les indicateurs économiques ne sont pas des plus encourageants après l'épidémie de coronavirus et la mise à l'arrêt de l'économie pendant le confinement. Selon les estimations, le taux de défaillance d'entreprises pourrait être de 20%. Des secteurs souffrent : le tourisme, l'aéronautique, l'automobile en particulier. Des contrats CDD, en intérim, saisonniers ne sont pas signés, mais le MEDEF ne note pas de vague de licenciements dans les entreprises. 

La reprise est contrastée d'un secteur à un autre et cela se ressent dans le transport explique Jean-Luc Brès, président de la Fédération Nationale des Transporteurs Routiers en 26/07 : "les transports pour l'alimentation ont toujours fonctionné, même si il y avait un ralentissement parce que cantines et restaurants étaient absents. Les transports de messagerie, livraisons de particuliers, petits colis fonctionnent. En revanche, ça tourne moins pour les transports dans l'industrie et le BTP : des sociétés ont dû mal à trouver de la matière première qui vient du monde entier pour produire, certaines ont encore des salariés absents et produisent moins, et puis tout dépend aussi de l'état du carnet de commandes." La moitié des transporteurs sont encore en activité partielle en Drôme Ardèche.

Malgré ces inquiétudes, le MEDEF veut insuffler de la confiance. La reprise passe par là souligne Patrick Gonnin, le président du MEDEF 26/07 : "la confiance des ménages, la consommation, la reprise d'une vie normale, avec les gestes barrières bien sûr, c'est capital pour la relance économique."

Des entreprises se portent bien

La CPME de la Drôme, elle, a invité 4 entreprises à témoigner : Elipce Informatique, qui fait de la programmation et fabrication de logiciels à Valence ; Apollina, une start up qui conçoit des dispositifs médicaux dentaires ; l'Atelier du Laser, qui fait du découpage métallique en sous-traitance pour des entreprises drômoises et ardéchoises ; et le traiteur Sassoun by Gariné. Elles ont continué à travailler, même au ralenti pour certaines, pendant le confinement et rebondissent.

Haïk Kesmedjian, à la tête de Sassoun traiteur avec sa compagne Gariné, a vu tous les événements, mariages, cocktails annulés jusqu'en juillet, mais il a développé une nouvelle clientèle en livrant des plateaux à domicile à des particuliers pour des fêtes : "pour Pâques, une première, on a fait 150 livraisons, c'est un succès. Les gens avaient juste à commander, on a fait des formules entrée/plat/dessert, et on livrait à Valence et dans un rayon de 15 kilomètres. Les gens ne pouvaient pas sortir pendant le confinement, on s'est dit qu'ils voudraient quand même se faire plaisir. On va continuer, et nos événements vont reprendre, donc d'ici septembre, on peut espérer une augmentation de notre chiffre d'affaires." Il a perdu 50% de son chiffre d'affaires pendant la crise.

A Beaumont-lès-Valence, l'Atelier du laser a tourné aussi à 50% pendant le confinement. Il fait de la découpe métallique en sous-traitance pour des entreprises drom-ardéchoises et aujourd'hui Sébastien Di Pasquale, son fondateur, a retrouvé un niveau d'activité d'avant coronavirus : "il y a de l'optimisme parce qu'on voit qu'il y a de l'activité, il y a une joie aussi chez les salariés. La majorité de nos clients sont des TPE, PME et je me rends compte que les boîtes ont toutes de l'activité, en ont eu sur mai, sur juin. Nos gros donneurs d'ordre, on n'en a pas beaucoup, mais eux pour le coup souffrent beaucoup plus que nous." 

Le coronavirus, ce n'est pas la première, pas la dernière crise disent ces chefs d'entreprises. Il nous faut nous adapter, on ne peut pas tout attendre de l'Etat.

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