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Orchestra : des prestataires d'Arras manifestent à Saint-Aunès pour sauver leur emploi

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Par , France Bleu Hérault, France Bleu Nord

À quelques heures de l'étude par le tribunal de commerce de Montpellier des différentes offres de reprise de l'entreprise Orchestra, en redressement judiciaire, des salariés de l'une des entreprises liée au groupe, basée près Arras (Nord), ont manifesté devant le siège de Saint-Aunès (Hérault).

Près de la moitié des 92 salariés d'Orlog ont fait le déplacement jusqu'au siège d'Orchestra à Saint-Aunès pour défendre leur emploi
Près de la moitié des 92 salariés d'Orlog ont fait le déplacement jusqu'au siège d'Orchestra à Saint-Aunès pour défendre leur emploi © Radio France - Elena Louazon

Ils ont fait 12 heures de car pour se faire entendre. Une cinquantaine de salariés de l'entreprise Orlog, une co-entreprise détenue par Orchestra et Log's logistique, localisée à Saint-Laurent-Blangy près d'Arras, dans le Pas-de-Calais, ont manifesté lundi matin devant le siège social d'Orchestra, situé à Saint-Aunès (Hérault). 

Le groupe a été placé en redressement judiciaire au mois d'avril. Le tribunal de commerce de Montpellier doit maintenant étudier deux offres de reprise : l'une du président-fondateur Pierre Mestre, l'autre du groupe saoudien Al Othaim, actionnaire minoritaire (4%). La seconde offre, qui garantit le maintien des entrepôts à Saint-Aunès, est soutenue par les salariés du siège. À l'opposé, les employés d'Orlog soutiennent celle de Pierre Mestre, qui promet le maintien de l'activité auprès du prestataire

À quelques heures de l’audience au tribunal, la moitié des employés d'Orlog s'est déplacée au siège pour montrer son soutien. Plus que de colère, les salariés parlent d'incompréhension. "On nous a toujours laissé entendre que, quoi qu'il arrive, on resterait prestataires de services, raconte Hélène, du service des ressources humaines. Récemment, on nous avait proposé de prendre le web, donc on a recruté et on a préparé l'accueil du web. Et puis là, le couperet est tombé la semaine dernière : on nous a dit qu'on était susceptibles de ne plus être non plus prestataires de services, se désole-t-elle. Ce sont des jeunes familles, des salariés qui comptaient sur ce travail pour pouvoir continuer à vivre". 

"Je suis déboussolée, confie, émue, Karen, employée polyvalente. Le week-end a été horrible. Je suis seule à la maison, j'ai trois enfants et c'est dur. La première chose que j'ai fait, c'est regarder mon compte en banque pour savoir comment j'allais faire. On est tristes, on est, on a de la colère". Le tribunal doit se pencher sur les deux offres de reprise mardi 16 juin à 9h30.

Lundi après-midi, pour la seconde fois, les représentants des salariés au sein du CSE ont une nouvelle fois voté à l'unanimité contre le projet de Pierre Mestre qu'ils jugent moins disant socialement et financièrement que le dossier saoudien.

Basé à Saint-Aunés, Orchestra, spécialiste des vêtements pour enfants et de la puériculture, est en redressement judiciaire depuis le 29 avril 2020. L'entreprise emploie 2.900 personnes et compte 300 boutiques environ à travers le monde.

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