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Économie – Social

A Orléans, la démolition de l'ancien hôpital de la Source va encore attendre longtemps

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Par , France Bleu Orléans

Il devait être démoli juste après l'ouverture du nouvel hôpital à la Source. Mais, 4 ans après la mise en service du NHO, l'ancien CHRO est toujours debout. Le chantier de déconstruction s'annonce plus coûteux que prévu et pour l'instant, l'établissement n'a pas les moyens pour un tel chantier.

Vue extérieure de l'ancien hôpital
Vue extérieure de l'ancien hôpital © Radio France - Patricia Pourrez

Orléans, France

Certains personnels de l'hôpital le surnomment la " verrue" ou "l'ancêtre". Avec ses 7 étages en béton, ses entrées murées et ses vitres cassées, l'ancien hôpital d'Orléans la Source parait bien vieillot à côté de la nouvelle structure ouverte en 2015. L'ancien CHRO, qui date de 1975, ne devrait plus faire partie du paysage. Sa déconstruction était prévue dans la foulée de l'ouverture du nouvel hôpital. Et à la place, le projet prévoyait même un verger. Mais, 4 ans après, rien n'a bougé !!

Calendrier prévisionnel des travaux ( Dossier de presse de l'hôpital d'Orléans) - Aucun(e)
Calendrier prévisionnel des travaux ( Dossier de presse de l'hôpital d'Orléans) - Capture d'écran

Le  coût de la démolition sous estimé au départ 

La première raison qui explique cette inertie, c'est le coût du chantier. Dans le projet initial du nouvel hôpital, le coût de la démolition du CHRO avait été estimé à 8 millions d'euros. Mais depuis, la facture a explosé. La direction de l'hôpital parle désormais de 32 millions d'euros. 

L'ancien hall d'entrée du CHRO - Radio France
L'ancien hall d'entrée du CHRO © Radio France - Patricia Pourrez

" Rien que pour désamianter le site, il faut compter 6 millions " confie le directeur de l'hôpital, Olivier Boyer ." C'est vrai qu'au départ, on ne pensait pas qu'il y avait autant d'amiante mais on a vu ça avec des sondages approfondis". 

Le service de radiothérapie reste en sous sol du bâtiment 

Il y a ensuite la problématique technique de cet hypothétique chantier de démolition " Il a toujours été dit que la radiothérapie et ses bunkers resteraient au même endroit, dans les sous sols du bâtiment. Du coup, on ne peut pas tout démolir mais raser seulement les étages supérieurs et ensuite, reprendre tous les réseaux d'eau et d'électricité. C'est un travail colossal et onéreux" explique Olivier Boyer. A cela, s'ajoute la difficulté d'un chantier qui sera forcément très impactant : " On ne peut pas y aller à la dynamite. On est seulement à 20 mètres des actuels bâtiments, ça veut dire beaucoup de précautions à prendre" renchérit le directeur de l'établissement.

Notre priorité, c'est les malades....pas cette démolition !!

La nature commence à reprendre ses droits  - Radio France
La nature commence à reprendre ses droits © Radio France - Patricia Pourrez

Mais, en réalité, toutes ces questions et problématiques ne se posent pas pour l'instant. L'hôpital n'a pas les moyens financiers de lancer un tel chantier. Même si l'établissement a  réduit son déficit budgétaire cette année, de 13 millions d'euros à un peu plus de 6 millions, ce n'est pas la priorité. " Nous, ce qui nous importe c'est de s'occuper des malades et pour ça, on doit déjà essayer de retrouver un équilibre budgétaire et après seulement, on pourra s'attaquer à ce bâtiment" explique Olivier Boyer. En clair, ce n'est donc pas pour tout de suite !! 

En attendant, le bâtiment de l'ancien CHRO doit être surveillé jour et nuit pour éviter les squatts et les incendies. " C'est vrai qu'il nous coûte de l'argent. Mais, pour l'instant, on ne peut rien faire, rien engager" reconnait le directeur. De temps en temps, l'ancien CHRO sert encore de lieu de tournage comme en 2016 avec " _120 battements par minute"_de Robin Campillo.

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