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Économie – Social

Papeteries de Condat : 200 emplois suspendus à une décision de Bruxelles

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Par , France Bleu Périgord, France Bleu

Le groupe Lecta qui détient les papeteries de Condat au Lardin-Saint-Lazare en Dordogne a accepté une aide de 35 millions d'euros de l'Etat pour supporter une hausse du coût de l'énergie. Il faut maintenant que la commission européenne valide cette aide.

Andrea Minguzzi, président du groupe Lecta.
Andrea Minguzzi, président du groupe Lecta. © Radio France - Benjamin Fontaine

Le Lardin-Saint-Lazare, France

Un peu de répit pour les 530 salariés des papeteries de Condat au Lardin-Saint-Lazare.  Ce vendredi 25 janvier lors d'un comité d'entreprise extraordinaire, le président de Lecta, propriétaire du site périgourdin a annoncé de bonnes nouvelles aux syndicats. Depuis plusieurs mois, Andrea Minguzzi bataille avec l'Etat pour obtenir une aide lui permettant de réduire les coûts de l'énergie dans son entreprise.

35 millions sur la table

"Aujourd'hui il y a un écart de l'ordre de 35 euros entre une tonne de papier produite chez nous et une tonne produite ailleurs en Europe," explique le président. Après de nombreux mois de négociations et l'intervention des politiques du département, le gouvernement accepté d'accorder une enveloppe de 35 millions au groupe espagnol. "Il faut maintenant faire valider cette aide par la direction générale de la concurrence à Bruxelles. Le dossier va partir dans les prochaines semaines et nous pouvons espérer une réponse avant la fin du premier semestre." 

La survie de la ligne de production numéro 8 est en jeu

Andrea Manguzzi assure que l'obtention de cette aide est cruciale pour la survie du site du Lardin. Elle lui permettrait d'apporter des garanties aux banques afin d'investir dans l'entreprise. La survie de la ligne de production numéro 8 est en jeu. "Nous pouvons organiser la reconversion de cette ligne d'ici deux ou trois ans. Il y a des marchés à conquérir en produisant du papier adhésif. Il va en revanche falloir que les salariés fassent preuve de flexibilité," confie Andrea Manguzzi.

Soulagement chez Force Ouvrière

Du côté du syndicat Force Ouvrière, majoritaire au sein de Condat, c'est le soulagement qui règne. "Cela prouve qu'il y a encore un avenir pour les salariés et que le groupe veut investir. Tout le monde a joué le jeu et a fait son job pour. On va rester méfiant malgré tout," assure Laurent Romain, délégué syndical. Rien n'est encore joué mais en cas de décision négative de Bruxelles, le président de Lecta assure qu'il a encore des cartes à jouer. Quoiqu'il arrive, la modernisation de la ligne numéro 8 entraînera des suppressions de postes, sans licenciements affirme-t-il.