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Économie – Social

Plusieurs milliers de pompiers manifestent à Paris, des tensions en fin de cortège

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu, France Bleu Paris

La manifestation nationale des pompiers à Paris a rassemblé entre 7.000 et 10.000 personnes ce mardi. Ils réclament notamment une revalorisation salariale, et des garanties face aux agressions et sur le maintien de leur retraite. des tensions avec les forces de l'ordre ont émaillé la fin du cortège.

Dans la manifestation des pompiers à Paris, ce mardi.
Dans la manifestation des pompiers à Paris, ce mardi. © Maxppp - Vincent Isore

Du Périgord, de l'Yonne, du Limousin, de Meurthe-et-Moselle ou du Calvados : entre 7.000 et 10.000 pompiers professionnels, selon les syndicats, ont manifesté ce mardi à Paris, dans le cadre d'une journée d'action nationale. Les pompiers, qui ont engagé un mouvement de grève en juin réclament notamment une revalorisation salariale et une hausse des effectifs. Ils souhaitent ainsi obtenir des garanties face aux agressions, et sur le maintien de leur retraite, menacée par la réforme du gouvernement. Le cortège s'est conclu par des échauffourées avec les forces de l'ordre.

Le défilé a démarré vers 14h de la place de la République. Le cortège des pompiers "en colère" a défilé avec sifflets, sirènes et fumigènes, en direction de la place de la Nation.

Canons à eau et gaz lacrymogènes

En marge du cortège, plusieurs dizaines de pompiers étaient également rassemblés devant l'Assemblée nationale où ils allumaient des fumigènes et bloquaient la circulation, sous la surveillance de forces de l'ordre appelées en renfort. Certains pompiers se sont enchaînés aux grilles de l'Assemblée. L'ambiance s'est tendue lorsque les forces de l'ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes et des canons à eau pour disperser les manifestants. En fin d'après-midi, l'ambiance s'est encore tendue avec des échauffourées entre forces de l'ordre et pompiers.

Trois membres des forces de l'ordre blessés, six manifestants arrêtés 

Certains manifestants sont descendus sur le périphérique parisien à hauteur de la Porte de Vincennes, où ils ont brièvement perturbé la circulation. En début de soirée vers 19h, le calme est revenu devant l'Assemblée nationale, et la manifestation a été dispersée. La préfecture de police a dénoncé "l'irresponsabilité de certains manifestants" qui ont maintenu des actions "en dépit des ordres de dispersion". Trois membres des forces de l'ordre ont été blessés et six manifestants interpellés pour violences ou jets de projectiles, selon la préfecture de police. 

"Personne n'a répondu à nos attentes"

"Nous allons manifester car ni le gouvernement, ni les collectivités locales qui financent les services départementaux d'incendie et de secours (SDIS) n'ont répondu à nos attentes", a expliqué à l'AFP André Goretti, président du FA/SPP-PATS, premier des neuf syndicats de pompiers professionnels, qui appellent tous à manifester. Partout en France, des casernes se sont mises en grève ces dernières semaines et des rassemblements locaux ont été organisés.

On n'a rien obtenu depuis le début du mouvement en juin - Yannick Tenesi, syndicaliste SNSPP-PATS

Les syndicats réclament au niveau salarial une revalorisation de la prime de feu (28% du salaire de base, contre 19% actuellement) à hauteur des primes de risques accordées aux policiers et gendarmes, ainsi qu'une meilleure protection face aux agressions dont le nombre augmente chaque année. 

Un rassemblement de pompiers en grève dans le Val-d'Oise, en août dernier. - Maxppp
Un rassemblement de pompiers en grève dans le Val-d'Oise, en août dernier. © Maxppp -

"On n'a rien obtenu depuis le début du mouvement en juin. Malheureusement, le gouvernement, qui fixe et peut modifier les règles, et les collectivités locales, qui nous payent, se renvoient la balle sur ces sujets", a déploré Yannick Tenesi, secrétaire général du SNSPP-PATS, un autre syndicat mobilisé. Les pompiers professionnels représentent environ 16% des 247.000 pompiers français (environ 40.000 personnes).

Le gouvernement assure prendre le problème "à bras le corps", la grève prolongée

Interrogé sur la mobilisation lors des questions au gouvernement, le secrétaire d'Etat à l'Intérieur Laurent Nuñez a assuré que les problèmes des sapeurs-pompiers étaient pris à "bras-le-corps" par le gouvernement et a annoncé l'expérimentation d'un "numéro unique" d'urgence, le 112, qui permettrait de mieux orienter les appels.

Mais les pompiers  ont décidé de prolonger leur préavis de grève de deux mois à l'issue d'une réunion organisée au ministère de l'Intérieur, selon franceinfo. Selon les représentants des pompiers, cette réunion au ministère n'a débouché sur rien, hormis l'organisation de plusieurs réunions de travail.

Des personnels des urgences rejoignent le cortège

De très nombreux soignants, notamment les urgentistes, ont rejoint le cortège. Des syndicats du secteur hospitalier, des urgentistes (Amuf, collectif inter-urgences) et des médecins chefs de services (collectif inter-hôpitaux), eux-mêmes grévistes depuis plusieurs mois, avaient appelés à rejoindre le mouvement. Le 2 octobre dernier, des milliers de policiers avaient à leur tour défilé dans les rues de la capitale, pour défendre leur régime de retraite et alerter sur leur mal-être et leurs conditions de travail.

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